La montée des eaux de la Charente commence à submerger les routes du département
Selon les observations rapportées par le journal Sud Ouest, le fleuve sort progressivement de son lit depuis ce dimanche, envahissant certains axes routiers et terrains bas entre Cognac et Saintes,...

Selon les observations rapportées par le journal Sud Ouest, le fleuve sort progressivement de son lit depuis ce dimanche, envahissant certains axes routiers et terrains bas entre Cognac et Saintes, obligeant les autorités à placer plusieurs tronçons sous une surveillance attentive bien que la crue demeure modérée.
Les eaux gagnent du terrain sur la chaussée
Le paysage a changé de visage depuis ce week-end le long de la vallée de la Charente. À Dompierre-sur-Charente, le fleuve a débordé pour venir inonder le camping local et a commencé à grignoter la route départementale 24. Cet axe bas, reliant Saintes à Cognac, est devenu le premier témoin tangible de cette montée des eaux, la rivière venant désormais lécher les pneumatiques des automobilistes de passage. Ce débordement progressif marque le début d’un épisode de crue hivernale qui s’installe doucement dans le décor saintongeais.
Une vigilance de mise à Saintes
Face à cette évolution, la municipalité de Saintes a pris les devants en activant sa cellule de crise préventive. Les relevés effectués par l’organisme Vigicrues indiquaient une hauteur de 4,43 mètres ce lundi matin, avec des prévisions tablant sur une atteinte des 4,50 mètres pour la journée de mardi. Si les spécialistes qualifient cet événement d’habituel pour la saison, la marge de sécurité se réduit, bien que les premières habitations situées vers le pont-Palissy ne soient menacées qu’à partir d’une cote de 4,90 mètres.
L’ensemble du bassin versant sous influence
La hausse du niveau du fleuve est soutenue par l’apport de ses affluents, notamment la Seugne, ce qui a conduit au placement de plusieurs secteurs en vigilance jaune, de l’amont à l’aval, ainsi que sur la Seudre. La situation est rendue plus complexe dans l’estuaire par un épisode de fortes marées qui freine l’évacuation des eaux vers l’océan, un phénomène qui se répercute également sur la Sèvre niortaise. La tendance générale reste donc à la hausse sur les tronçons surveillés, demandant aux riverains et usagers de la route de faire preuve de prudence.


