Deuxième journée de grève dans les blanchisseries du CHU d’Angers et du CESAME : plus de 70 % des agents mobilisés selon FO
La mobilisation se poursuit dans les blanchisseries du CHU d’Angers et du CESAME. Ce jeudi, plus de 70 % des agents étaient en grève, selon les représentants du personnel, marquant la deuxième...

La mobilisation se poursuit dans les blanchisseries du CHU d’Angers et du CESAME. Ce jeudi, plus de 70 % des agents étaient en grève, selon les représentants du personnel, marquant la deuxième journée d’un mouvement entamé le 10 février dernier. Une première action à laquelle la direction n’avait, d’après les syndicats, apporté aucune réponse aux revendications exprimées.
Une fusion qui inquiète les équipes
Au cœur du conflit : la fusion prochaine des deux blanchisseries, qui doivent intégrer d’ici quelques mois une nouvelle structure commune implantée sur le site du CESAME. Cette réorganisation s’inscrit dans un projet de mutualisation des moyens, mais elle suscite de vives inquiétudes parmi les personnels.
Selon les représentants syndicaux, cette fusion entraînerait la suppression de 15 postes, la perte de jours de RTT, des modifications d’horaires ainsi qu’un changement de site géographique pour une partie des agents. « Depuis plusieurs mois, nos collègues ont déjà consenti de nombreuses concessions », souligne Hélène Jouanneau, secrétaire adjointe du syndicat Force Ouvrière au CHU d’Angers.
Moins de postes, plus de contraintes
Actuellement, les blanchisseries ne fonctionnent pas les jours fériés. Les équipes revendiquent le maintien de cette organisation dans le futur dispositif. Lors de la première journée de grève, la direction avait estimé que les agents n’auraient « d’autre choix » que de travailler la quasi-totalité des jours fériés.
Depuis, une évolution semble s’esquisser : la direction s’engage désormais à favoriser l’anticipation de l’activité les jours précédents afin d’éviter, autant que possible, la mobilisation des équipes durant les jours fériés. Une proposition jugée insuffisante par les grévistes, faute de garanties concrètes à ce stade.
Autre point de blocage : la demande des agents de réduire de 15 minutes la pause méridienne afin de raccourcir la journée du vendredi, comme cela se pratique actuellement. Une mesure refusée par la direction, décision que les syndicats qualifient d’« incompréhensible ».
Une nouvelle mobilisation annoncée le 13 mars
Malgré ces discussions et des avancées encore à formaliser, les représentants du personnel estiment que les propositions actuelles ne permettent pas d’envisager l’ouverture de la future blanchisserie dans un climat serein.
Réunis en assemblée générale, les grévistes des deux services ont voté à l’unanimité une nouvelle journée de grève et de mobilisation prévue le vendredi 13 mars 2026.


