Drame en pleine balade : une habitante de l’Orne grièvement blessée en tentant de sauver sa chienne
Samedi après-midi, entre La Gonfrière et Bocquencé, une promenade quotidienne a viré au cauchemar. Une habitante de l’Orne a été mordue par deux chiens de type Staffie alors qu’elle tentait de...

Samedi après-midi, entre La Gonfrière et Bocquencé, une promenade quotidienne a viré au cauchemar. Une habitante de l’Orne a été mordue par deux chiens de type Staffie alors qu’elle tentait de protéger sa Cavalier King Charles, mortellement attaquée selon Actu.fr. Hospitalisée cinq jours, elle a porté plainte et appelle à une prise de conscience.
Une promenade qui tourne à l’horreur
Geneviève Ducauze et sa petite chienne, « une adorable Cavalier King Charles de presque 8 ans », avaient leurs habitudes. Elles se promenaient régulièrement entre La Gonfrière et Bocquencé, empruntant les chemins qui mènent vers la forêt.
Samedi, c’est ce même itinéraire qu’elles suivent pour leur balade quotidienne. « Un chien noir et blanc nous suivait mais il avait l’air gentil, je ne me suis pas inquiétée », raconte Geneviève.
Quelques instants plus tard, la situation bascule. Un second chien surgit. « Ma petite Oupsie était allongée à terre entre les deux. Le second chien avait un air très menaçant. J’ai tenté de le repousser mais il m’a mordue avant d’attraper Oupsie à la jugulaire et de la traîner sur 150 mètres. »
La scène est d’une violence extrême.
« Mon petit chien ne respirait plus »
En état de choc, Geneviève parvient à prévenir son mari. Celui-ci arrive en voiture et réussit à couper la route au chien, qui finit par lâcher prise. Mais il est déjà trop tard.
« Mon petit chien ne respirait plus », confie-t-elle, encore bouleversée.
Alertés par les cris, des voisins interviennent immédiatement. Ils prennent en charge la victime et contactent les gendarmes. « Ils se sont occupés de moi tout en prévenant les forces de l’ordre. Ils ont eux aussi peur de ces chiens et n’osent plus se promener avec leurs enfants et leurs petits-enfants », précise Geneviève, reconnaissante.
Cinq jours d’hospitalisation et dix jours d’ITT
Transportée aux urgences de L’Aigle, dans l’Orne, Geneviève est prise en charge rapidement. Elle est placée sous perfusion d’antibiotiques avant d’être autorisée à rentrer chez elle, avec un rendez-vous dès le lendemain pour une intervention chirurgicale.
Au total, elle restera hospitalisée cinq jours « en attendant les résultats de l’analyse de sang ». Les médecins lui ont prescrit dix jours d’ITT, trente jours de soins et un suivi psychiatrique pour l’aider à surmonter le traumatisme.
Une plainte a été déposée.
Un appel à la vigilance des propriétaires
Le chemin emprunté par Geneviève et Oupsie est particulièrement fréquenté. L’inquiétude est vive parmi les riverains.
« Demain, ce sera peut-être un enfant… Il ne faut pas attendre un autre drame. Il faut faire le nécessaire pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent. Et si cela peut sensibiliser les gens, Oupsie ne sera pas morte en vain », conclut la victime.


