Éducation dans l’Orne : les personnels appelés à manifester à Paris contre la « cure d’austérité »
D’après les informations communiquées par le syndicat Force Ouvrière (SNFOLC 61) ce mardi 3 mars 2026, la grogne monte dans les établissements scolaires du département. Les représentants...

D’après les informations communiquées par le syndicat Force Ouvrière (SNFOLC 61) ce mardi 3 mars 2026, la grogne monte dans les établissements scolaires du département. Les représentants syndicaux appellent l’ensemble des personnels des collèges et lycées de l’Orne à rejoindre une grève nationale le mardi 10 mars prochain. Le mot d’ordre est clair : porter directement les revendications du territoire sous les fenêtres du ministère de l’Éducation nationale, dans la capitale.
Des fermetures de postes qui inquiètent
Le constat dressé par le syndicat pour la rentrée prochaine est particulièrement sombre. Dans les collèges ornais, 11 fermetures de postes d’enseignants sont d’ores et déjà anticipées. Le SNFOLC 61 dénonce également le non-rétablissement de la 26e heure de cours en classe de 6e, une décision qui pèse lourdement sur les moyens du département. En lycée, l’équation semble encore plus complexe : alors que les prévisions annoncent l’arrivée de 89 élèves supplémentaires, la dotation horaire globale devrait chuter de 152 heures, menaçant ainsi une dizaine de postes d’enseignants.
Un déficit d’encadrement alarmant
Au-delà du corps enseignant, c’est toute la structure d’accompagnement des élèves qui est jugée défaillante. Chiffre frappant avancé par l’organisation : plus de 25 % des collèges de l’Orne fonctionneraient aujourd’hui sans Conseiller Principal d’Éducation (CPE). Cette pénurie de personnels d’encadrement, couplée à la stagnation salariale des Assistants d’Éducation (AED) maintenus au SMIC, fragilise selon FO la sécurité et le suivi pédagogique des élèves dans le département.
Une plateforme de revendications ambitieuse
Pour répondre à cette situation, le syndicat réclame des mesures d’urgence :l’annulation immédiate de toutes les fermetures de postes et de classes, la création d’emplois pour réduire le nombre d’élèves par classe, un véritable statut de fonctionnaire pour les AESH avec un salaire complet pour 24 heures de service, une grille salariale protectrice pour les AED.
Un départ groupé pour Paris
Afin de peser dans le rapport de force, le SNFOLC 61 organise des transports en car au départ de l’Orne pour acheminer les grévistes vers la manifestation parisienne. Les personnels, syndiqués ou non, sont invités à s’inscrire rapidement pour faire de cette journée du 10 mars un signal fort envoyé au ministre de l’Éducation nationale face au « démantèlement des moyens » dans le département.


