
Une banale histoire de récupération de matériel audiovisuel a dégénéré en affrontement physique sous les yeux de deux jeunes enfants dans la commune de Gacé. Selon les informations relatées par Le Réveil Normand, le tribunal a récemment condamné l’une des protagonistes à une sanction financière à la suite de ces débordements intrafamiliaux.
Une plainte pour des violences à domicile
L’affaire a débuté au printemps de l’année deux mille vingt-quatre lorsqu’une résidente de Gacé s’est présentée à la gendarmerie pour dénoncer une agression. La plaignante accusait son ancien compagnon et la sœur de ce dernier d’avoir pénétré de force dans son domicile afin d’y récupérer un poste de télévision. D’après son récit, l’ancienne belle-sœur l’aurait violemment projetée sur le canapé avant de la frapper, et ce, en présence de ses deux petites filles. Cet épisode a motivé la rédaction d’un certificat médical octroyant à la victime trois jours d’incapacité.
Un récit des faits totalement contesté
Lors de l’audience, la prévenue âgée de trente-trois ans a livré une tout autre perspective sur cet incident. Elle a assuré s’être rendue dans le logement à la suite d’invectives prononcées depuis la fenêtre et a affirmé avoir été accueillie par le jet d’une bouteille de boisson gazeuse au visage. C’est au moment de quitter les lieux avec l’écran appartenant à sa propre mère qu’elle aurait reçu une frappe dans le dos, provoquant sa réaction immédiate. La trentenaire a reconnu avoir riposté avec deux gifles sous le coup de la colère face aux diverses provocations, tout en s’étonnant du classement sans suite de sa propre plainte déposée auprès des forces de l’ordre à la suite de cette altercation.
La fin d’une escalade actée par le tribunal
Face à ces versions contradictoires, le ministère public a pointé du doigt un conflit marqué par une surenchère inacceptable, insistant lourdement sur le fait que de jeunes enfants ont assisté à la scène. La magistrate a fermement écarté la notion de légitime défense avancée par la mise en cause, estimant qu’il était indispensable que la justice mette un terme définitif à ces comportements. Prenant en considération la situation de vulnérabilité de la prévenue, mère célibataire de deux enfants percevant une pension d’invalidité, le tribunal a prononcé une amende de deux cent cinquante euros. Cette contravention pourra par ailleurs être minorée de vingt pour cent en cas de règlement dans un délai d’un mois.
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