Face aux canicules, le maire de Montmorillon s’inquiète du manque de moyens pour adapter les écoles

Lors du conseil municipal du lundi 6 juillet 2026, la nouvelle équipe municipale de Montmorillon a exprimé ses vives inquiétudes concernant l’inadaptation des bâtiments publics aux vagues de chaleur successives. Le maire, Jean-Luc Souchaud, réclame des moyens structurels d’envergure, jugeant les mesures actuelles insuffisantes.
Des températures alarmantes au sein des classes
L’urgence climatique s’impose comme le premier défi majeur du mandat débuté en mars 2026. Les relevés thermiques effectués lors des récentes alertes de vigilance rouge font état d’une situation critique dans les trois établissements scolaires de la commune. Dès 8 heures du matin, le thermomètre affichait entre 28 et 30 °C dans plusieurs salles de classe, pour dépasser le seuil des 30 °C à la mi-journée, malgré l’utilisation d’équipements de climatisation d’appoint.
Face à ce constat, l’opposition municipale a suggéré une réflexion sur l’aménagement des rythmes scolaires, notamment en avançant l’accueil des élèves plus tôt le matin pour maximiser les heures de relative fraîcheur.
Les climatiseurs mobiles, une solution d’urgence provisoire
Selon la Nouvelle République, le maire a déploré le manque d’anticipation global lors des chantiers passés, citant l’exemple récent de la rénovation du cinéma municipal où l’installation d’un système de climatisation n’avait pas été intégrée. Pour parer au plus pressé cet été, la municipalité a voté des modifications budgétaires :
- Une enveloppe d’urgence de 3 000 € a été débloquée pour l’achat immédiat de ventilateurs et de climatiseurs mobiles pour les écoles.
- Un montant de 40 000 € a été alloué afin de corriger et de finaliser le système thermique de la salle de cinéma.
Un appel à l’aide de l’État pour des chantiers de long terme
Au-delà de ces ajustements financiers qualifiés de simples « pansements » par l’édile, c’est l’avenir des infrastructures de la commune qui pose question. La situation de la résidence autonomie, qui accueille des personnes âgées vulnérables, requiert également des travaux de fond.
Si des dispositifs de soutien existent, comme l’aide au confort thermique proposée par EDF (plafonnée à 10 000 € par établissement), la municipalité estime ces montants déconnectés des coûts réels d’une rénovation globale. Jean-Luc Souchaud regrette que l’État renvoie la responsabilité des décisions aux maires sans leur accorder les dotations financières correspondantes, évoquant à terme la nécessité de bâtir un tout nouveau pôle scolaire à l’architecture bioclimatique adaptée.


