
Trois hommes âgés d’une vingtaine d’années ont été interpellés après avoir effectué plusieurs livraisons par drone au centre pénitentiaire de Vivonne, dans la Vienne. Leur activité a été découverte après le signalement d’un habitant intrigué par les nombreux allers-retours d’un appareil depuis le centre-bourg.
Huit livraisons effectuées vers la prison
L’enquête a débuté lorsqu’un habitant de Vivonne a signalé aux forces de l’ordre la présence régulière d’un drone décollant depuis le centre de la commune avant de prendre la direction de la prison. Une surveillance a alors été mise en place par les gendarmes de Poitiers. Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet, deux hommes d’une vingtaine d’années originaires de Châteauroux ont été interpellés. Un troisième suspect a été arrêté quelques jours plus tard à Châteauroux, alors que les deux premiers étaient toujours placés en garde à vue. Les investigations ont permis d’établir que huit livraisons avaient été effectuées en direction du centre pénitentiaire de Vivonne.
Cannabis, cocaïne et téléphones retrouvés
Des perquisitions et des fouilles de cellules ont permis aux forces de l’ordre de récupérer environ 500 grammes de cannabis, quelques grammes de cocaïne ainsi que deux téléphones portables. Selon les éléments de l’enquête, l’équipe répondait à des commandes et ne se limitait pas à la prison de Vivonne puisqu’elle effectuait également des livraisons vers d’autres établissements pénitentiaires. Chaque aller-retour réalisé à l’aide du drone était facturé 120 euros.
Deux hommes placés en détention provisoire
Deux des trois suspects étaient déjà connus des services de police, l’un notamment pour des faits similaires et l’autre principalement pour des atteintes aux biens. Ils ont été placés en détention provisoire dans l’attente de leur jugement prévu le 18 septembre. Selon le parquet de Poitiers, ils sont poursuivis pour des « faits d’engagement et maintien d’un drone circulant au-dessus d’une zone interdite, participation à une association de malfaiteurs, transport, détention, offre ou cession et acquisition de stupéfiants et remise irrégulière d’objet à un détenu ». Le troisième homme, qui ne présentait pas d’antécédent, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Une précédente affaire au mois de mai
Ce n’est pas la première affaire de livraisons par drone récemment constatée autour du centre pénitentiaire de Vivonne. Au mois de mai, quatre personnes, dont un détenu, avaient déjà été déférées devant la justice dans une autre affaire. Trois d’entre elles avaient ensuite été jugées fin juin et condamnées fin juillet.
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