À Chemillé, ces arbres vont disparaître pour laisser place à des terrains de padel : des habitants se mobilisent

À Chemillé-en-Anjou (Maine-et-Loire), un projet de terrains de padel provoque une vive réaction chez plusieurs habitants. Pour construire les équipements, une dizaine d’arbres doivent être abattus sur une parcelle située entre les courts de tennis et la piscine de l’Hyrôme. Une pétition a déjà recueilli près de 400 signatures.
Une dizaine d’arbres doivent être abattus
Le projet était pourtant attendu par les amateurs de sport. Plusieurs terrains de padel doivent prochainement être construits à Chemillé, sur une parcelle située entre les courts de tennis extérieurs et la piscine de l’Hyrôme.
Validé par le conseil municipal en juillet 2026, le projet n’est pas contesté dans son principe. C’est son emplacement qui provoque désormais des crispations.
Pour permettre la construction des terrains, une dizaine des treize arbres présents sur la parcelle devront être supprimés. Une décision qui a conduit à la création du Collectif de citoyens chemillois pour la préservation des arbres.
Pour ses membres, cet espace constitue un véritable îlot de verdure au cœur de la ville. Ils dénoncent une décision difficilement compréhensible alors que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient et que les effets du réchauffement climatique sont de plus en plus visibles.
Près de 400 personnes ont signé la pétition
Le collectif ne remet pas en cause l’intérêt de développer les infrastructures sportives à Chemillé. Il demande surtout à la municipalité si un autre emplacement pourrait être envisagé.
Une pétition lancée pour demander la conservation des arbres a déjà recueilli près de 400 signatures.
Les habitants mobilisés doivent désormais rencontrer les élus dans les prochaines semaines. L’occasion pour eux de défendre leur position et de discuter d’éventuelles alternatives au site actuellement retenu.
Pourquoi la Ville a choisi cette parcelle
Du côté de la municipalité, on assure que l’emplacement n’a pas été choisi au hasard.
Yann Henry, maire délégué de Chemillé et adjoint au sport, explique que le projet, porté par un investisseur privé, devait répondre à plusieurs contraintes. Les terrains devaient notamment être installés à proximité d’un club de tennis afin de créer un lien entre les différentes activités sportives.
La distance avec les habitations devait également être prise en compte.
« Quand on a fait le tour de la parcelle du terrain de la Gabardière, seul ce lieu était disponible pour l’implantation de terrains de padel », explique l’élu.
Trois arbres replantés pour chaque arbre supprimé
La municipalité indique par ailleurs vouloir compenser les abattages.
Elle prévoit de replanter trois arbres pour chaque arbre arraché. Un plan de réimplantation est actuellement en préparation.
Il sera présenté au collectif lors de sa prochaine rencontre avec les élus. Cette réunion pourrait permettre de trouver un compromis entre le développement du padel et la préservation de la végétation existante.
en partenariat avec REGIEPRO


