
Face à la remontée des prix à la pompe en cette rentrée de septembre, trois communautés de communes du nord-ouest vendéen viennent de lancer un dispositif financier inédit. L’objectif : prendre en charge le coût des trajets partagés pour soulager le portefeuille des automobilistes et réduire l’empreinte carbone locale.
Des trajets gratuits pour les passagers
Dans les intercommunalités de Challans Gois, de Noirmoutier et d’Océan Marais de Monts, les voyageurs qui optent pour le covoiturage n’ont plus à débourser un centime. L’initiative, rendue possible grâce à un partenariat avec l’application spécialisée BlaBlaCar Daily, automatise le processus financier. Le pays de Monts va même plus loin en proposant une gratuité totale, à la fois pour les passagers et les conducteurs, de manière expérimentale pour tout le mois de septembre 2026, avant de reconduire l’opération en janvier prochain.
Une indemnisation pour les conducteurs
Pour encourager les propriétaires de véhicules à proposer leurs sièges libres, les collectivités assurent une rémunération directe. En fonction de la distance parcourue, les conducteurs perçoivent une indemnisation variant de soixante-quinze centimes à deux euros par trajet, avec un plafond mensuel fixé à quatre-vingt-quatre euros. Ce système est accessible à toute personne majeure, dans la limite de deux déplacements quotidiens sur des distances comprises entre cinq et soixante kilomètres. L’argent est automatiquement versé sur le solde de l’utilisateur via l’application une fois la course terminée.
Des résultats écologiques et économiques concrets
L’impact de ce dispositif, déjà rodé depuis quelques années sur les secteurs de Noirmoutier et de Challans Gois, s’avère particulièrement positif. Actuellement, près de neuf mille usagers sont inscrits sur la plateforme dans ce secteur du nord-ouest vendéen. Au cours de la seule année 2025, près de vingt-quatre mille trajets partagés ont été recensés, représentant une durée moyenne de vingt-cinq minutes par trajet. Outre les économies réalisées par les usagers, ce réflexe de mobilité douce a permis d’éviter l’émission de cent quarante-cinq tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
en partenariat avec REGIEPRO


