Influenza aviaire : deux nouveaux foyers détectés dans des élevages de canards en Maine-et-Loire
Le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène continue de circuler en Maine-et-Loire. Deux nouveaux foyers ont été confirmés lundi 7 septembre 2026 dans des élevages de canards, à La Lande-Chasles et Mouliherne. Les opérations de dépeuplement ont débuté et le préfet a actualisé le périmètre de surveillance.

La situation sanitaire se précise, mais reste sous étroite surveillance dans le Maine-et-Loire. Après la découverte d’un premier foyer d’influenza aviaire hautement pathogène à Longué-Jumelles au début du mois de septembre, deux nouveaux élevages viennent à leur tour d’être touchés.
Les deux foyers ont été confirmés le 7 septembre 2026. Ils concernent deux élevages de canards déjà situés à l’intérieur de la zone réglementée mise en place autour du premier cas.
Deux élevages de canards concernés
Le premier nouveau foyer se trouve dans un élevage de gavage situé à La Lande-Chasles, à environ 1,5 kilomètre du premier foyer identifié à Longué-Jumelles.
Le second concerne un élevage de reproducteurs à Mouliherne, situé à environ 7,8 kilomètres du foyer initial.
Face à ces confirmations, les services compétents ont engagé les opérations nécessaires pour limiter la propagation du virus. Le dépeuplement des deux élevages est en cours, parallèlement aux premières opérations de désinfection des sites concernés.
Un nouveau zonage autour des élevages touchés
Ces deux nouveaux cas entraînent également une évolution du dispositif sanitaire dans le département. Le préfet de Maine-et-Loire a pris un nouvel arrêté définissant les zones de protection et de surveillance autour des foyers.
Ce zonage actualisé concerne plusieurs communes ou parties de communes. Des mesures spécifiques s’appliquent désormais dans les lieux où sont détenus des volailles ou des oiseaux captifs.
Le dispositif concerne également certaines activités liées à la chasse au gibier d’eau et au gibier à plumes, avec des prescriptions destinées à limiter les risques de propagation du virus.
La biosécurité reste au cœur des mesures
Dans ce contexte, les autorités rappellent que la situation peut encore évoluer rapidement. La vigilance est donc maintenue dans l’ensemble de la filière avicole.
Les professionnels sont notamment appelés à appliquer avec la plus grande rigueur les mesures de biosécurité afin d’éviter l’introduction du virus dans les élevages et sa transmission d’un élevage à l’autre.
La faune sauvage, qu’il s’agisse d’oiseaux migrateurs ou d’oiseaux présents localement, peut en effet participer à la circulation du virus. Les activités humaines constituent également un facteur possible de diffusion.
Les mêmes précautions sont recommandées aux particuliers qui élèvent des volailles ou détiennent des oiseaux de basse-cour ou d’ornement.
Aucun risque pour les consommateurs
Malgré la multiplication des foyers, les autorités rappellent un point important : la consommation de viande de volaille, de foie gras, d’œufs et, plus largement, de produits alimentaires à base de volaille ne présente aucun risque pour l’Homme.
L’enjeu actuel concerne avant tout la protection des élevages et la limitation de la propagation du virus au sein des populations d’oiseaux.
Avec ces deux nouveaux foyers, le Maine-et-Loire fait désormais face à une situation sanitaire qui reste évolutive, nécessitant une surveillance renforcée et une application stricte des mesures de biosécurité dans les élevages comme chez les particuliers.
en partenariat avec REGIEPRO


