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Coronavirus. Un retour progressif des étudiants à l’Université d’Angers envisagé.

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Credit Stéphane STEINMETZ / Université d’Angers

Ce soir, lors de la conférence de presse sur la pandémie de coronavirus, le Premier ministre Jean Castex et la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal ont évoqué le mal-être étudiant en raison de la tenue des cours en distanciel. Ils ont annoncé plusieurs mesures à commencer par la possibilité pour les étudiants de première année de l’Université d’Angers (Maine-et-Loire) par exemple de reprendre leurs travaux dirigés par demi-groupes le 25 janvier. Le Premier Ministre réunira prochainement les présidents d’universités pour évoquer cette situation.

Face au désarroi constaté chez les étudiants en raison de l’absence de cours en présentiel et d’un ensemble de mesures sanitaires strictes qui les cloîtrent souvent dans des chambres minuscules, le gouvernement a décidé de permettre un retour progressif à l’université. « Les étudiants de première année seront les premiers concernés, dès le 25 janvier pour des travaux dirigés en demi-groupe », a annoncé Jean Castex. Un élargissement progressif pourrait suivre, selon l’évolution du coronavirus. « Des protocoles sanitaires renforcés seront en vigueur dans les universités », a prévenu Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur.

Des protocoles sanitaires très stricts

« Nous avons autorisé depuis la rentrée de janvier que des étudiants en grande difficulté puissent revenir par petits groupes de 10, quelques heures par semaine », a rappelé Jean Castex. « Nous autoriserons à partir de la semaine du 25 janvier la reprise par demi-groupe des travaux dirigés des élèves de 1ère année. » Les autres niveaux pourront suivre « si la situation sanitaire le permet ».

Mais ce retour doit se faire selon un strict respect des mesures sanitaires. « Les protocoles d’accueil devront prévenir le brassage des étudiants et garantir les règles de distanciation. Ils devront éviter que les étudiants restent sur site pour les pauses méridiennes », a ainsi prévenu Frédérique Vidal. Enfin, « des dépistages individuels ou collectifs seront déployés sous le pilotage des service de santé universitaire, dont je salue l’action au quotidien, et en partenariat étroit avec les rectorats et les autorités de santé », a également annoncé la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Une forte détresse étudiante

Ce retour à l’université est motivé par le constat que le « passage à 100 % des enseignements à distance a été très difficile à vivre pour nombre d’étudiants, qui ressentent pour beaucoup d’entre eux un profond sentiment d’isolement, mais aussi de vraies difficultés pédagogiques », a expliqué Jean Castex.

Il a également rappelé avoir mis en place en fin d’année dernière « un certain nombre de dispositions pour créer de l’emploi pour les étudiants, pour assurer des tutorats, pour aider à leur prise en charge psychologique ». Toutefois, « l’effectivité de ces mesures n’est pas encore complète et il n’est pas certain qu’elles soient suffisantes », a reconnu le Premier ministre.

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