Maine-et-Loire
Tensions hospitalières : le CHU d’Angers desserre l’étau
Activé le 5 janvier dernier, le premier niveau du plan « Hôpital en tension » au CHU d’Angers commence à produire ses effets. Face à une forte pression épidémique et à des besoins importants d’hospitalisation, l’établissement s’est rapidement organisé pour adapter ses capacités et garantir la prise en charge des patients.
Après plusieurs jours de mesures progressives, la situation s’améliore nettement en cette fin de semaine. Jeudi 15 janvier, l’activité des urgences adultes est revenue à un niveau habituel avec 156 passages enregistrés. Si les besoins d’hospitalisation post-urgences sont restés élevés, les dispositifs mis en place ont permis de réduire significativement les délais d’attente et de retrouver des capacités en médecine.
Ce vendredi à la mi-journée, seuls sept patients relevant de la médecine ou de la chirurgie restaient en attente d’un lit après leur passage aux urgences.
Des mesures progressivement levées
Depuis le 5 janvier, plusieurs adaptations avaient été engagées, dont certaines sont désormais levées ou en passe de l’être. L’unité de chirurgie de 11 lits, temporairement transformée en unité d’hospitalisation post-urgences non chirurgicales, se vide progressivement. Les patients sont réorientés vers des lits de médecine, permettant une réouverture normale de l’unité de chirurgie dès lundi.
Les déprogrammations chirurgicales ont été stoppées et l’activité programmée reprendra intégralement à compter de lundi. Durant cette période, les blocs opératoires sont restés pleinement fonctionnels, voire renforcés, notamment en chirurgie ambulatoire. Cette organisation a permis d’assurer la prise en charge de nombreux patients nécessitant une intervention chirurgicale urgente et de limiter les retards pour les reprogrammations à venir.
Par ailleurs, les 16 lits d’hospitalisation de semaine ouverts en continu resteront mobilisés jusqu’à mercredi afin de fluidifier les hospitalisations post-urgences. Le patio des urgences, utilisé temporairement pour accueillir des patients en attente de lits, a pu être fermé dès mercredi matin grâce à la libération progressive de capacités en aval. À compter de ce week-end, le renfort paramédical exceptionnel aux urgences adultes est également levé.
Situation en psychiatrie sous surveillance
À la mi-journée ce vendredi, neuf patients relevant de la psychiatrie demeuraient en attente d’une hospitalisation spécialisée aux urgences. Le CHU d’Angers travaille en lien étroit avec ses partenaires, notamment le CESAME, afin de permettre leur admission dans les prochains jours, en fonction des capacités disponibles.
Une mobilisation saluée
« Malgré une activité toujours soutenue aux urgences, les mesures prises depuis le 5 janvier portent leurs fruits. Les déprogrammations ciblées ont permis une réelle détente sur le capacitaire. La mobilisation de la communauté hospitalière a été déterminante pour faire face aux besoins d’hospitalisation », souligne Cécile Jaglin-Grimonprez, directrice générale du CHU d’Angers, à l’issue de la cellule de crise de ce vendredi 16 janvier.
L’établissement restera néanmoins en veille tout au long du week-end et ajustera sa réponse en fonction de l’activité observée. Si nécessaire, une nouvelle cellule de crise pourra être déclenchée. Le premier niveau du plan « Hôpital en tension » pourrait toutefois être levé à court terme si l’amélioration se confirme.