Orne
Chasse illégale à Cisai-Saint-Aubin : deux chasseurs condamnés après la mort d’un cerf sur la propriété de Luc Besson
Le tribunal judiciaire d’Argentan a rendu sa décision ce mardi 20 janvier, un mois et demi après l’audience, dans l’affaire opposant deux chasseurs à Luc Besson. Les faits remontent au 21 février 2025, sur la commune de Cisai-Saint-Aubin, près de Gacé.
Une intrusion sur une propriété privée
Selon France Bleu, ce jour-là, les deux hommes s’étaient introduits, accompagnés d’une meute de chiens, sur un domaine privé de 100 hectares appartenant au réalisateur, sans l’accord des propriétaires. Malgré les protestations de la mère de Luc Besson, présente sur les lieux, un cerf avait été poursuivi puis abattu à l’intérieur de la propriété. La scène avait été filmée par cette dernière.
Des sanctions pénales et financières
Reconnu coupable, le chasseur ayant tué l’animal a été condamné à une amende de 1 200 euros, tandis que le second écope de 600 euros. Tous deux se voient retirer immédiatement leur permis de chasse, avec interdiction de le repasser avant un an. La juridiction leur impose également un stage de sensibilisation à la réglementation, à l’organisation et à la sécurité à la chasse, sous peine d’une amende supplémentaire de 1 000 euros.
Des indemnisations symboliques
Les deux chasseurs devront verser 3 000 euros à deux associations de défense des animaux constituées parties civiles. Luc Besson et sa mère obtiennent quant à eux un euro symbolique de dommages et intérêts, conformément à leur demande. Les prévenus disposent d’un délai de dix jours pour faire appel, un jugement conforme aux réquisitions du ministère public formulées lors de l’audience du 9 décembre.
La vidéo au cœur du dossier
Dans ce dossier, les images filmées par Danielle Plane ont joué un rôle central pour établir l’absence d’autorisation d’accès à la propriété. Stéphane Lamart, président de l’association du même nom, également partie civile, insiste sur l’importance de ces preuves. « Nous sommes souvent alertés pour des violations de domaines privés par des chasseurs et il y a rarement de poursuites judiciaires. Il faut que les propriétaires filment, prennent des photos ou se servent de leur système de vidéoprotection, c’est très important pour aller porter plainte », a-t-il déclaré à l’issue du jugement.
Réactions absentes après le verdict
Les deux chasseurs, présents lors de l’énoncé de la décision, n’ont pas souhaité s’exprimer. La fédération départementale des chasseurs est également restée silencieuse après le jugement rendu à Argentan.