Charente-Maritime
Un début d’incendie paralyse la production chez NDC Foundry à Rochefort
Une nouvelle épreuve frappe l’entreprise métallurgique rochefortaise déjà en proie à des difficultés économiques. Comme le rapporte le quotidien Sud Ouest, un départ de feu survenu ce mardi matin a contraint la direction de NDC Foundry à suspendre temporairement ses opérations de fonte, mettant une partie de l’effectif au chômage technique.
Du métal en fusion sur les tapis
L’alerte a été donnée aux aurores ce mardi 20 janvier au sein de l’usine spécialisée dans le moulage de fonte grise. Aux alentours de 7 heures du matin, un incident technique a provoqué l’écoulement accidentel de métal en fusion sur un chariot convoyeur du système de transport. Face à la dangerosité de la situation et au départ de feu immédiat, les salariés présents ont fait preuve d’une grande réactivité en utilisant des extincteurs spécifiques à haute température pour contenir les premières flammes avant l’arrivée des secours extérieurs.
Trente pompiers mobilisés pour sécuriser le site
Le relais a rapidement été pris par une trentaine de sapeurs-pompiers dépêchés sur cette zone industrielle. Les soldats du feu se sont attelés à refroidir les installations surchauffées à l’aide de lances à incendie, évitant ainsi la propagation du sinistre aux autres ateliers. L’intervention s’est poursuivie jusqu’à 9 heures, le temps pour les équipes de secours d’effectuer des relevés de température précis et de s’assurer de l’extinction totale du foyer. Fort heureusement, cet incident spectaculaire n’a fait aucun blessé parmi le personnel.
Une activité économique déjà fragile
Les conséquences opérationnelles sont toutefois immédiates pour l’usine. La production et la fonte de pièces ont été interrompues pour la journée, plaçant les quatre-vingts employés de la structure en chômage technique. Cet arrêt forcé survient dans un contexte particulièrement tendu pour NDC Foundry, l’entreprise étant actuellement en redressement judiciaire avec une période d’observation prolongée depuis décembre. Si toutes les activités ne sont pas impactées, la remise en route du service touché dépendra désormais de l’évaluation précise des dégâts matériels causés par le feu.