
L’ancien “responsable technique” des théâtres municipaux d’Angers (Maine-et-Loire) a demandé au tribunal administratif de Nantes, ce vendredi 16 janvier 2026, d’annuler le “non-renouvellement” de son contrat de contractuel en 2022 et de condamner la ville d’Angers à lui verser 25.000 € de dommages et intérêts.
Jean-Olivier XXX avait en effet vu son “recours gracieux” contre cette décision rejeté le 5 janvier 2023 par le maire (MoDem) d’Angers de l’époque, Jean-Marc Verchère, qui a succédé puis précédé Christophe Béchu (Horizons) depuis son retour du gouvernement.
Le requérant reproche aussi à la collectivité d’avoir “refusé” de lui octroyer la “protection fonctionnelle”, c’est-à-dire la prise en charge des frais d’avocats des agents du service public amenés à devoir se défendre pour des contentieux liés à leurs fonctions professionnelles. Or, dans cette affaire, en dépit de son “comportement irréprochable”, il estime avoir été “placardisé” et “dépouillé de ses fonctions” par sa hiérarchie. Les 25.000 € que réclame Jean-Olivier XXX viennent donc indemniser ce “harcèlement moral”.
L’ancien cadre de la direction de la Culture et du Patrimoine juge son ancienne directrice “responsable” de son “épuisement” mental, a résumé en substance la rapporteure publique lors de l’examen de son dossier. Reste que la magistrate – dont les avis sont souvent suivis par les juges – a noté que la “directrice” en question “n’a pris ses fonctions qu’en octobre 2021” et “n’a pas pu côtoyer” le requérant : il était “en arrêt” à l’époque. Elle n’avait d’ailleurs “pas pu l’évaluer” du fait de ces “difficultés personnelles” avait-elle dit à l’époque.
De son côté, la ville d’Angers estime que le non-renouvellement du CDD de cet agent chargé de “la maintenance des bâtiments” et de leur “sécurité certains soirs de représentations” a été fait “dans l’intérêt du service” et non pas pour des considérations personnelles.
“Monsieur peut avoir entretenu de mauvaises relations avec sa directrice sans qu’il ne soit victime de harcèlement pour autant”, a au demeurant fait observer la magistrate. L’intéressé n’était ni présent ni représenté par un avocat au tribunal administratif de Nantes. Celui de la ville d’Angers, Me Eric Boucher, s’est simplement “rapporté” pour sa part aux conclusions écrites qu’il avait déjà déposées dans ce dossier. Les juges, qui ont mis leur décision en délibéré, rendront leur décision dans un mois environ./GF