Vienne

Des téléphones clandestins en prison au cœur d’une affaire judiciaire

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Swirls of barbed wire over the fence. The fence symbolizes prison, non-freedom, totalitarianism and prohibitions.

Deux hommes ont été jugés au tribunal correctionnel de Poitiers après avoir été impliqués dans une affaire de détention illégale de téléphone portable au sein de la prison de Vivonne. Une pratique strictement interdite en milieu carcéral, révélée dans le cadre d’une vaste enquête nationale.

Une enquête nationale baptisée « Prison Break »
Les faits s’inscrivent dans une opération d’ampleur menée à l’échelle du territoire, visant à démanteler l’utilisation de téléphones miniatures en détention. Baptisée « Prison Break », cette enquête pilotée par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité avait pour objectif de saisir des appareils clandestins utilisés par des détenus pour communiquer avec l’extérieur.
C’est dans ce contexte que deux ex-détenus ont été convoqués devant la justice, mardi 3 février 2026.

Des téléphones utilisés pour contacter leurs proches
Les deux prévenus étaient poursuivis pour détention de « boîtiers » équipés de cartes SIM, découverts alors qu’ils étaient incarcérés à la maison d’arrêt de Vivonne. Selon les éléments présentés à l’audience, ces téléphones avaient principalement servi à joindre leurs proches, en contournant les règles strictes encadrant les communications en prison.
Les deux dossiers, distincts mais similaires, ont été examinés lors d’une audience à juge unique.

La réinsertion au centre des débats
À la barre, les prévenus ont mis en avant leur parcours depuis leur sortie de détention. Tous deux ont évoqué leurs efforts de réinsertion, un élément qui a retenu l’attention du tribunal au moment de rendre sa décision. Leur situation actuelle a pesé dans l’appréciation des faits et dans les sanctions prononcées.

Une pratique strictement interdite
Si les échanges avec les proches peuvent être autorisés en détention, ils sont strictement encadrés. L’usage de téléphones clandestins est considéré comme une infraction grave, car il permet d’échapper à tout contrôle de l’administration pénitentiaire.
Cette affaire a été rapportée par La Nouvelle République, qui souligne le caractère national et coordonné de l’opération ayant conduit à ces poursuites judiciaires.

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