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Incendie d’un garage à Bellême : le prévenu rejugé en appel, une peine plus lourde requise

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DR : L’homme jugé en appel à Caen pour l’incendie d’un garage à Bellême risque une peine alourdie, le parquet ayant requis trois ans de prison après les violences de la nuit d’avril 2025.

L’affaire remonte à la nuit du 26 au 27 avril 2025. À Bellême, une série de délits éclate dès 21 h 30, impliquant neuf jeunes, dont sept mineurs. Parmi les faits les plus graves figure l’incendie volontaire d’un garage, rue de l’Abattoir. À l’étage du bâtiment, une femme et sa fille ont dû être secourues in extremis par les pompiers.

Selon Actu.fr, deux majeurs avaient déjà comparu en première instance devant le tribunal d’Alençon, le 2 octobre dernier. Ce mercredi 4 février 2026, c’est devant la cour d’appel de Caen qu’un autre protagoniste, âgé de 21 ans au moment des faits, a été rejugé.

Condamné une première fois, il conteste sa responsabilité

En première instance, ce jeune homme avait écopé de 24 mois d’emprisonnement, dont 18 mois ferme avec mandat de dépôt différé, pour avoir mis le feu au garage. Une décision dont il a fait appel.
À la barre, ses explications sont apparues confuses. Il affirme avoir été « menacé » pour reconnaître l’incendie. Il assure également avoir tenté de « forcer la porte du garage » afin de « vérifier que c’était la même personne qui habitait ici », expliquant vouloir transmettre cette information à « un ami qui était en conflit avec lui pour des raisons d’argent. »

Des preuves rapides et une interpellation coordonnée

Peu après les faits, les enquêteurs récupèrent plusieurs vidéos tournées durant cette nuit agitée. Certains jeunes se vantent même de leur participation dans leur établissement scolaire. L’identification des suspects ne prend que quelques jours, avant une opération d’interpellations menée à l’aube du 8 mai.

Trois ans de prison requis par l’avocat général

Devant la cour, l’avocat général a demandé un durcissement de la sanction, réclamant trois ans de prison, dont neuf mois assortis d’un sursis probatoire de trois ans. Une peine potentiellement supérieure à celle prononcée en première instance.
Le verdict est attendu le 1er avril 2026.

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