
Les salariés de Thales à Cholet ont une fois de plus débrayé ce jeudi 8 février pour demander la réouverture des négociations salariales annuelles. Environ 300 employés ont participé à ce débrayage, organisé par l’intersyndicale (CFDT, CGT, CFTC et CFE-CGC) de Thales Six GTS France, entre 10 h 30 et 11 h 30.
Cet arrêt de travail est le cinquième depuis le début de l’année sur la question des salaires, le dernier remontant au 23 janvier. Si les syndicats ne parviennent pas à obtenir satisfaction au siège à Gennevilliers, ils pourraient durcir le mouvement dans les jours à venir.
Objectif : la réouverture des négociations salariales
Pendant l’heure d’arrêt de travail des salariés, les représentants syndicaux nationaux étaient aussi mobilisés, auprès de la direction générale à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) pour discuter de l’agenda social 2024. Les représentants du personnel à Cholet ont exprimé leur motivation à obtenir la réouverture des négociations salariales, arguant que la proposition de la direction d’une augmentation de 3,8 % en 2024 n’était pas suffisante. Les syndicats réclament une hausse des salaires de 7 %, composée de 4 % d’augmentation générale et 3 % d’augmentation individuelle, selon Le Courrier de l’Ouest.
L’intersyndicale souligne que le groupe Thales “se porte très bien” financièrement, et estime que les salariés ne devraient pas être laissés pour compte. En 2022, Thales a réalisé un bénéfice net de 1,2 milliard d’euros, pour 260 millions d’euros concernant sa filiale Thales Six GTS France.