Le Centre Hospitalier d’Angoulême mise sur le bois pour chauffer ses bâtiments

11/02/2026
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Un nouveau réseau de chaleur innovant a vue le jour au Centre Hospitalier d’Angoulême / Crédit: Centre Hospitalier d’Angoulême

Une étape majeure de la transition énergétique locale a été franchie avec la pose de la première pierre d’un réseau de chaleur innovant au Centre Hospitalier d’Angoulême ce vendredi 6 février 2026, selon un communiqué officiel de l’établissement et de son partenaire Dalkia.

Une énergie renouvelable puisée au cœur des forêts locales

Ce futur réseau de chaleur, long de 1,6 kilomètre, sera alimenté à plus de 83 % par du bois-énergie. Pour garantir un impact environnemental minimal et soutenir l’économie du territoire, le combustible sera exclusivement issu de filières situées à moins de 100 kilomètres de la cité angoumoisine. Ce choix stratégique permettra de chauffer et d’alimenter en eau chaude les quinze bâtiments de l’hôpital tout en évitant le rejet de 2 500 tonnes de CO2 chaque année. Pour donner une idée de l’ampleur de la mesure, cela représente l’équivalent du retrait de 1 300 voitures de la circulation sur les routes charentaises.

Un pilotage numérique pour un confort thermique optimisé

Au-delà de l’aspect écologique, le projet intègre des technologies de pointe pour assurer le bien-être des patients et du personnel soignant. Un système de pilotage numérique intelligent ajustera la température en temps réel afin d’éviter tout gaspillage énergétique. Pour parer à toute éventualité et garantir la continuité du service public hospitalier, des unités d’hydroaccumulation ainsi qu’une chaufferie d’appoint au gaz viendront sécuriser l’installation. Les travaux de pose des canalisations devraient se poursuivre durant les prochains mois pour une mise en service opérationnelle prévue au dernier trimestre 2026.

Une stabilité financière face à la volatilité des prix du gaz

Grâce au soutien de l’État via l’Ademe, cette installation permet au Centre Hospitalier de s’affranchir de la dépendance aux énergies fossiles importées. En optant pour la biomasse, l’établissement s’assure un tarif d’énergie stable et compétitif sur les vingt prochaines années, à l’abri des fluctuations brutales du marché mondial du gaz. Xavier Bonnefont, président du conseil de surveillance, et les différents partenaires du projet ont souligné que cet investissement répondait autant aux enjeux climatiques qu’aux impératifs économiques actuels de la santé publique.

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