
Le tribunal correctionnel de Coutances a jugé ce jeudi 12 février 2026 un jeune homme de 21 ans impliqué dans un trafic de cannabis de synthèse qui a failli lui coûter la vie, selon un compte-rendu d’audience de La Presse de la Manche.
Un infarctus et une semaine de coma après avoir fumé du PTC
L’affaire prend une tournure dramatique le 18 juin 2025, date à laquelle le prévenu, alors âgé de 20 ans, est hospitalisé en urgence absolue au CHU de Caen. Sa consommation de “PTC” (pour “Pète Ton Crâne”), une drogue de synthèse particulièrement dévastatrice, lui provoque un infarctus foudroyant. Le jeune homme restera une semaine plongé dans le coma avant de reprendre connaissance. À la barre, le garçon né en 2004 a confié aux magistrats avoir eu “très peur”, affirmant que ce choc médical l’avait poussé à cesser immédiatement toute consommation de produits stupéfiants.
Un trafic de proximité pour financer son addiction
L’enquête menée près de Saint-Lô a révélé que le jeune homme ne se contentait pas de consommer. Depuis sa majorité, il s’était lancé dans la revente de cannabis classique et de produits de synthèse dans son entourage proche. Son mobile était celui, classique, de l’usager-revendeur : n’ayant pas les ressources financières nécessaires pour assumer son addiction, il écoulait une partie de sa marchandise pour générer un petit profit destiné à sa propre consommation. Les policiers ont ainsi retracé plusieurs mois d’activités illicites avant que l’accident de santé du prévenu ne vienne brutalement interrompre le réseau.
Une condamnation avec sursis assortie d’un stage de prévention
Malgré la gravité des faits de trafic, le tribunal a pris en compte les efforts d’insertion du jeune homme depuis son hospitalisation. Désormais suivi par la mission locale, le prévenu a emménagé dans son propre appartement et entamé des démarches pour passer son permis de conduire et trouver une formation professionnelle. Les juges l’ont finalement condamné à une peine de huit mois de prison intégralement assortis d’un sursis. Il devra également suivre un stage obligatoire de sensibilisation aux dangers des stupéfiants, afin de prévenir toute récidive vers ces substances de synthèse qui ont manqué de lui être fatales.