Un préjudice de plus de 120 000 euros après le casse spectaculaire des pompes funèbres de Romagne

L’entreprise La Maison des Obsèques – Établissements Moreau, située à Romagne, a été la cible d’un cambriolage d’une ampleur inédite fin janvier 2026, au cours duquel les malfaiteurs ont...

16/02/2026
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Un cambriolage d’une forte valeur a eu lieu dans la Vienne / Crédit Police Nationale de Maine-et-Loire

L’entreprise La Maison des Obsèques – Établissements Moreau, située à Romagne, a été la cible d’un cambriolage d’une ampleur inédite fin janvier 2026, au cours duquel les malfaiteurs ont fait main basse sur une flotte de véhicules et du matériel lourd, selon des informations rapportées par la Nouvelle République.

Une razzia nocturne soigneusement organisée

Le vol s’est déroulé dans la nuit du 30 au 31 janvier au dépôt de la société, rue de la Vallée. Les cambrioleurs ont opéré avec une méthode qui laisse supposer une préparation minutieuse : après avoir franchi les grilles et forcé une fenêtre pour accéder aux bureaux, ils se sont emparés de l’intégralité des clés de l’entreprise. Ce “trousseau” leur a permis d’ouvrir sans difficulté les différents engins de chantier et véhicules de service. Avant de quitter les lieux, les pilleurs ont poussé l’audace jusqu’à faire le plein de gazole directement à la station-service privée du site, s’assurant ainsi une autonomie maximale pour leur fuite.

Un véhicule retrouvé calciné à 100 kilomètres du dépôt

Le butin, dont la valeur est estimée entre 120 000 et 160 000 euros, comprend notamment un camion-grue, un camion polybenne et une bétonnière. Treize jours après les faits, un premier véhicule a été localisé vendredi 13 février à l’autre bout du département. Un camion polybenne a été découvert totalement calciné dans un champ à l’abri des regards, sur la commune des Ormes, au nord de Châtellerault. Les enquêteurs ont constaté que les voleurs avaient pris soin de démonter les équipements les plus onéreux, comme le système de levage Ampliroll et un essieu, avant de mettre le feu au reste pour effacer toute trace ADN ou indice matériel.

La piste d’une commande ciblée et de la délinquance itinérante

Pour Valentin Thiaudière, directeur des établissements Moreau, ce casse est un véritable choc. Si l’agence avait déjà subi de menus larcins, c’est la première fois qu’elle est confrontée à une telle spoliation. La gendarmerie, saisie de l’enquête, privilégie la piste d’une bande organisée issue de la délinquance itinérante ayant agi sur commande pour du matériel de levage spécifique. Alors que les autres véhicules restent introuvables, la société a décidé de renforcer la sécurité de son site par l’installation de caméras de vidéosurveillance. La plainte déposée devrait permettre d’approfondir les investigations techniques sur les débris retrouvés aux Ormes.

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