Un appel à témoins lancé dans la Manche pour identifier une jeune Française morte en Angleterre en 1975

C’est un mystère vieux de plus de cinquante ans qui trouve aujourd’hui un écho inattendu dans le Cotentin. Selon une enquête publiée par La Presse de la Manche ce mercredi 18 février...

18/02/2026
0
Dans la Manche, un appel à témoins a été lancé pour retrouver l’identité d’une personne décédée sur le sol anglais il y a plus de 50 ans / Crédit DIPN49

C’est un mystère vieux de plus de cinquante ans qui trouve aujourd’hui un écho inattendu dans le Cotentin. Selon une enquête publiée par La Presse de la Manche ce mercredi 18 février 2026, l’association britannique Locate International tente de lever le voile sur l’identité de la « femme de Baldock ». Cette jeune femme, retrouvée sans vie au bord d’une autoroute anglaise en 1975, pourrait être originaire du secteur de Saint-Lô. Un nouvel appel à témoins est lancé pour tenter de redonner un nom à celle qui repose sous X depuis un demi-siècle.

Le portrait d’une inconnue nommée Odile Ledoux
L’affaire remonte au 18 février 1975, lorsqu’une jeune femme d’une vingtaine d’années est découverte décédée entre Cambridge et Londres, probablement percutée par un véhicule. Faute d’identité, elle devient la « femme de Baldock ». Le dossier a rebondi grâce au témoignage récent et capital de Jacqueline Hilary, une ancienne colocataire à Cambridge. Cette dernière se souvient d’une jeune femme « charmante et drôle » qui se faisait appeler Odile Ledoux. Elle l’avait rencontrée en 1972 et se rappelle qu’Odile mentionnait Saint-Lô avec une affection particulière, suggérant qu’elle y avait grandi avant de partir étudier l’anglais outre-Manche.

Des indices troublants entre Cambridge et le Cotentin
Plusieurs éléments concordants orientent désormais les recherches vers la Normandie. En 1972, un article du Cambridge Evening News mentionnait déjà une certaine Miss Odile Ledoux, étudiante française, après un incendie dans sa chambre. D’autres témoins, qui l’avaient prise en stop, se souviennent d’une jeune femme blonde aux yeux clairs aimant le cidre et affirmant venir du nord de la France. Selon sa colocataire de l’époque, Odile semblait issue du milieu rural : elle connaissait parfaitement les chiens et les travaux de la terre, prétendant même savoir conduire une pelleteuse. Des détails qui renforcent l’hypothèse d’une enfance dans la campagne saint-loise.

Une course contre la montre pour briser le silence
Pour Locate International, l’heure est à l’urgence car les témoins directs de cette époque se font rares. Mark Greenhalgh, qui dirige l’association, estime que la fenêtre de tir est en train de se refermer. L’organisme recherche toute personne ayant connu une Odile Ledoux née vers 1952 dans le secteur de Saint-Lô, ou une famille n’ayant plus jamais reçu de nouvelles d’une proche partie en Angleterre au début des années 70. L’objectif est de pouvoir enfin graver un nom sur la parcelle 415 E du cimetière de Stevenage et, peut-être, organiser une cérémonie de mémoire en France, sur sa terre d’origine.

Quitter la version mobile