
L’économie charentaise subit de plein fouet les répercussions de la crise du secteur des spiritueux, une situation révélée ce mardi 17 février 2026 par un communiqué syndical de la CGT et relayée par Actu Charente, annonçant l’arrêt d’une partie de la production du verrier Verallia.
L’extinction définitive du four numéro 2 programmée pour juin
Le groupe Verallia a acté la fermeture du four 2 de son usine de Châteaubernard pour le 26 juin prochain. Ce four, spécifiquement dédié à la fabrication de bouteilles pour les spiritueux, ne résiste pas à la baisse de la demande qui frappe actuellement le marché du cognac. Cette décision marque une nouvelle étape dans le déclin du site après une première fermeture de four intervenue en 2021. Pour les observateurs de la filière, cet arrêt de production symbolise la fragilité des sous-traitants face aux turbulences économiques qui secouent les grandes maisons de négoce de la région.
Un plan de suppression de postes basé sur le volontariat
Cette réorganisation industrielle entraîne la suppression de 66 emplois sur le site charentais. Selon les premières informations communiquées, la direction ne prévoit pas de Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), misant sur un dispositif de départs volontaires autonomes pour ajuster ses effectifs. Cette méthode, si elle évite les licenciements secs immédiats, n’en reste pas moins un signal d’alarme pour l’avenir du bassin d’emploi. La disparition de ces 66 postes fragilise l’équilibre social de l’usine et suscite de vives inquiétudes sur la pérennité de l’activité restante à Châteaubernard.
La colère des syndicats face à la désindustrialisation du Cognac
Le syndicat CGT a immédiatement réagi en dénonçant une politique de casse sociale et en exigeant une rencontre urgente avec la direction générale du groupe. Les représentants des salariés s’interrogent sur la stratégie à long terme de l’entreprise, pointant du doigt une “destruction industrielle” qui s’accélère au sein de Verallia France. Alors que la région de Cognac tente de maintenir sa souveraineté productive, ce nouveau recul est perçu comme une menace directe pour le savoir-faire verrier local, indispensable à l’écosystème des spiritueux de luxe.