
À Angers, la crue de la Maine a atteint son point culminant. Dans une intervention publiée ce samedi sur les réseaux sociaux, le maire a annoncé que le fleuve venait d’atteindre son pic attendu à 6,39 mètres. Une légère décrue est désormais engagée, mais l’édile insiste : « Nous nous en réjouissons mais nous restons extrêmement vigilants. »
Une décrue amorcée, mais aucune place au relâchement
Si la tendance est à la baisse, l’incertitude demeure. De nouvelles précipitations sont annoncées pour la semaine prochaine et la Ville ne dispose pas encore de visibilité sur le rythme ni sur la durée de la décrue. À ce stade, le niveau historique de 1995, fixé à 6,66 mètres, ne devrait pas être atteint. Pour autant, les niveaux attendus en début de semaine prochaine seront les plus élevés enregistrés depuis trente ans.
Dans son message, Christophe Béchu souligne que « la situation ne permet aucun relâchement » et assure que les services suivront l’évolution heure par heure tout au long du week-end afin d’adapter les dispositifs si nécessaire.
Une mobilisation continue des équipes municipales
Depuis le début de la crue lundi, les élus et les services de la Ville ainsi que ceux d’Angers Loire Métropole sont pleinement mobilisés. Le maire salue « le travail remarquable » des agents municipaux et communautaires. Plus de 3 000 parpaings ont déjà été distribués pour protéger les habitations et plus de deux kilomètres d’aménagements temporaires ont été installés pour faciliter les déplacements dans les secteurs inondés. Les équipes ont également sécurisé les zones les plus touchées et répondu aux nombreux appels reçus au standard municipal, exceptionnellement ouvert ce week-end.
Au total, 200 agents restent engagés sur le terrain.
Solidarité et accompagnement des sinistrés
Le maire dit penser aux habitants, aux entreprises et aux commerçants affectés, à Angers comme ailleurs dans le département. La Ville prévoit d’assurer la remise en état et la propreté des rues dès que les conditions le permettront. En lien avec l’État, elle veillera à ce que les particuliers et professionnels puissent bénéficier du régime de catastrophe naturelle et être accompagnés par leurs assurances.
Pour Christophe Béchu, la décrue constitue « une nouvelle étape » qui exigera organisation et solidarité. Si le pic est désormais derrière, la vigilance, elle, reste entière.