Des slogans antifascistes sont apparus sur les murs du centre-ville d’Angoulême

Selon une information publiée par la Charente Libre ce jeudi 26 février, plusieurs inscriptions liées aux mouvements d’ultra-gauche ont été découvertes dans le quartier Saint-Gelais. Ces tags,...

26/02/2026
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Des graffitis anti fascistes ont été tagués dans le quartier Saint Gelais / DR

Selon une information publiée par la Charente Libre ce jeudi 26 février, plusieurs inscriptions liées aux mouvements d’ultra-gauche ont été découvertes dans le quartier Saint-Gelais. Ces tags, qui arborent des symboles anarchistes et des messages hostiles aux forces de l’ordre, marquent une recrudescence de l’expression militante dans les rues angoumoisines après une nuit d’activisme nocturne.

Un quartier historique marqué par des messages politiques
Les riverains du quartier Saint-Gelais ont découvert au petit matin une série de graffitis s’étendant de la rue du Sauvage à la rue de Montmoreau. Les auteurs de ces inscriptions ont utilisé des symboles forts comme le “A” cerclé de l’anarchie ou les “Trois Flèches”, un emblème historique de la résistance antifasciste. Sous le tunnel de la rue du Sauvage, la mention « Angoulême antifa » s’affiche désormais en grandes lettres, marquant visuellement l’ancrage local de ces revendications au cœur de la cité des Valois.

Le patrimoine religieux ciblé par le sigle ACAB
L’église Notre-Dame-d’Obézine n’a pas été épargnée par cette vague de messages militants. Le sigle “ACAB”, acronyme anglophone signifiant « tous les policiers sont des bâtards », a été apposé sur le côté du fronton de l’édifice religieux. Cette inscription, particulièrement visible, s’ajoute à d’autres tags disséminés sur la chaussée et les murs environnants, témoignant d’une volonté des auteurs de marquer l’espace public de manière durable et ostensible.

Une expression militante dans un climat national tendu
Ces dégradations interviennent dans une période où les tensions entre les différents courants radicaux s’intensifient à l’échelle nationale. Angoulême semble ainsi rejoindre le cercle des villes touchées par ce mode d’expression direct, reflet des frictions croissantes entre les groupuscules d’extrême droite et les collectifs antifascistes. La multiplication de ces actes de vandalisme à caractère politique interroge sur l’évolution du débat militant et sur la réponse que les autorités locales souhaitent apporter face à cette occupation visuelle de la ville.

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