Le cinéma ligérien brille aux César malgré un sérieux coup de rabot budgétaire

Alors que la 51e cérémonie des César s’ouvre ce jeudi 26 février, les Pays de la Loire affichent une présence remarquée avec plusieurs films nommés tournés sur le territoire. Pourtant, derrière...

26/02/2026
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Le cinéma des Pays de la Loire est bien représenté lors de la 51ème cérémonie des Césars / DR

Alors que la 51e cérémonie des César s’ouvre ce jeudi 26 février, les Pays de la Loire affichent une présence remarquée avec plusieurs films nommés tournés sur le territoire. Pourtant, derrière les projecteurs de l’Olympia, les professionnels de la région s’inquiètent d’une baisse drastique des aides à la création, craignant que le titre de « Terre de cinéma » ne devienne qu’un lointain souvenir.

Les décors de la région à l’honneur lors de la 51e cérémonie

Le dynamisme de la filière cinématographique des Pays de la Loire est une nouvelle fois confirmé par les nominations de cette année. Deux productions majeures, tournées dans nos départements, sont en lice pour le César du meilleur premier film. Le long-métrage « La Pampa » a notamment posé ses caméras dans le Maine-et-Loire, entre Angers et Longué-Jumelles, ainsi qu’en Loire-Atlantique.

De son côté, « L’épreuve du feu » a sublimé les paysages de Noirmoutier, en Vendée. Ces sélections prestigieuses témoignent de la diversité des décors ligériens et de la capacité de la région à attirer des projets d’envergure nationale.

Un fonds d’aide amputé d’un tiers pour l’année 2026
L’enthousiasme des professionnels locaux est cependant douché par une réduction sévère des subventions régionales. Selon les informations relayées par l’association La Plateforme, le budget alloué à la création audiovisuelle passera de 3,1 millions à 2 millions d’euros cette année.

Ce « coup de rabot » d’un tiers fait des Pays de la Loire la région la moins dotée en matière de cinéma dans le Grand Ouest. Joseph Couturier, vice-président de l’association professionnelle, redoute une perte immédiate d’attractivité face à la concurrence d’autres territoires plus généreux, comme la Bretagne qui maintient son enveloppe à 4,1 millions d’euros.

Des retombées économiques menacées pour les commerces locaux

Au-delà de l’aspect artistique, c’est toute une chaîne économique qui pourrait pâtir de ce désengagement. En 2024, les investissements régionaux avaient généré environ 12 millions d’euros de retombées économiques pour les techniciens, les comédiens, mais aussi pour les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration.

Si la Région affirme rester ambitieuse en maintenant son soutien via le Bureau d’accueil des tournages, les professionnels craignent une fuite des talents locaux vers Paris ou les régions limitrophes. Pour les défenseurs de la filière, la culture reste un moteur essentiel du rayonnement des communes, de La Roche-sur-Yon à Angers.

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