Charente : une gendarme mise en examen pour l’extorsion de plus d’un million d’euros à un nonagénaire

Une enquête judiciaire d’ampleur vise une militaire de la brigade de Hiersac. Révélée par le quotidien régional Charente Libre le 27 février, l’affaire porte sur des faits présumés d’abus de...

27/02/2026
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DR : Une gendarme en poste à Hiersac a été mise en examen pour abus de faiblesse et blanchiment, soupçonnée d’avoir extorqué plus d’un million d’euros à un retraité de 90 ans, tandis que cinq de ses proches sont également poursuivis

Une enquête judiciaire d’ampleur vise une militaire de la brigade de Hiersac. Révélée par le quotidien régional Charente Libre le 27 février, l’affaire porte sur des faits présumés d’abus de faiblesse et de blanchiment au préjudice d’un homme de 90 ans, décédé en avril 2025.

Une relation nouée après un veuvage

Selon les éléments rapportés, la gendarme, âgée de 34 ans, se serait rapprochée du retraité entre 2022 et avril 2025. L’homme, Jacques Poupelin, vivait à Douzat. Ancien industriel de l’agroalimentaire installé en Charente depuis une trentaine d’années, il est décédé le 22 avril 2025 à l’EHPAD de Saint-Yrieix-sur-Charente.

Selon France 3, la militaire lui aurait rendu divers services du quotidien, lui tenant compagnie et l’aidant pour des tâches domestiques. En retour, le nonagénaire se montrait « généreux ».

D’après les informations publiées, l’homme disposait d’un patrimoine conséquent, comprenant notamment des Louis d’or et des actions en bourse. Le préjudice total dépasserait le million d’euros.

Mise en examen et placement sous contrôle judiciaire

Interpellée en mai 2025, la gendarme a été mise en examen pour abus de faiblesse et blanchiment. À l’issue de sa garde à vue, elle a été placée en détention provisoire avant d’être libérée quelques semaines plus tard sous contrôle judiciaire.

L’enquête, confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Confolens, s’est poursuivie au-delà de son cas personnel.

Des proches également mis en examen

Jeudi 26 février 2026, cinq membres de son entourage ont à leur tour été mis en examen pour recel et blanchiment d’abus de faiblesse. Parmi eux figurent son ancien compagnon, son nouveau partenaire, sa mère âgée de 57 ans et ses deux sœurs d’une vingtaine d’années. Tous ont été laissés libres sous contrôle judiciaire.

Les interpellations ont eu lieu en Charente ainsi que dans le Calvados, région d’origine de la gendarme et de sa famille. Selon les éléments publiés, la jeune femme aurait offert à ses proches divers cadeaux, dont des bijoux et des vêtements, et leur aurait accordé des prêts. Elle se rendait également à son travail au volant d’une Porsche.

Les enquêteurs doivent désormais établir si les bénéficiaires présumés avaient connaissance de l’origine frauduleuse des fonds. La militaire encourt jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende.

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