Le lycée de l’image d’Angoulême ciblé par une nouvelle vague de tags antifascistes

01/03/2026
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Des tags antifascistes ont été aperçu sur le lycée de l’image d’Angoulême / DR

Selon des informations rapportées par la presse locale ce dimanche 1er mars, le quartier du Lisa a été le théâtre d’une nouvelle opération de graffitis militants durant la nuit de vendredi à samedi. Alors que l’établissement s’apprêtait à accueillir le public pour ses journées portes ouvertes, les riverains et les futurs élèves ont découvert des slogans à caractère politique recouvrant les murs, marquant une extension géographique de la contestation après les incidents survenus récemment dans le centre-ville.

Des slogans rouges sur les murs du quartier scolaire
Les auteurs de ces inscriptions ont frappé de manière ostensible en utilisant une peinture rouge vif pour recouvrir les abords du lycée de l’image. Parmi les messages les plus visibles, on retrouve des slogans historiques comme « la jeunesse emmerde le Front national » ou encore « Lisa antifasciste ». Ces dégradations, intervenues quelques jours seulement après le ciblage de l’église Notre-Dame-d’Obézine et du quartier Saint-Gelais, confirment une volonté d’occuper visuellement l’espace public angoumoisin, visant cette fois un lieu de formation de la jeunesse au moment fort de son calendrier annuel.

Une multiplication des messages de rejet aux abords du Navarre
La zone du lycée n’est pas la seule à avoir été marquée lors de cette escapade nocturne. En face du bar-tabac Le Navarre, d’autres graffitis, tracés à l’encre noire cette fois-ci, ont été signalés par les passants. Ces inscriptions, au ton plus virulent, somment diverses catégories sociales et politiques, telles que les bourgeois ou les mouvances radicales, de quitter les lieux. Cette accumulation de messages hétéroclites mais tous marqués par un rejet de l’autorité et des structures traditionnelles témoigne d’une effervescence militante qui semble gagner en intensité sur l’ensemble de la commune.

Un climat de tension à l’aube des échéances électorales
Ces actes de vandalisme à caractère idéologique s’inscrivent dans un contexte politique national de plus en plus polarisé. À Angoulême, la répétition de ces tags en l’espace d’une semaine laisse présager une campagne électorale sous haute tension, où les murs de la ville deviennent le principal support d’affrontement entre les différents courants radicaux. Alors que les autorités locales doivent faire face au nettoyage régulier de ces surfaces, la multiplication de ces “couches” de peinture interroge sur la capacité de dialogue au sein de la cité à l’approche des prochains scrutins.

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