
À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la question des transports et de la mobilité s’impose comme l’un des sujets majeurs du débat politique à Angers. Dans une agglomération en croissance, les candidats doivent répondre à plusieurs enjeux : fluidifier les déplacements, réduire la place de la voiture et améliorer les transports en commun.
Aujourd’hui, la ville dispose notamment d’un réseau de trois lignes de tramway et de plusieurs lignes de bus structurantes qui desservent l’agglomération. Tramway d’Angers constitue l’ossature du réseau de transports urbains et relie plusieurs quartiers de la ville ainsi que des communes voisines.
Face à ces enjeux, les sept listes candidates proposent des approches différentes.
Christophe Béchu : poursuivre le développement du réseau
Le maire sortant Christophe Béchu (Horizons) défend le bilan de la majorité municipale en matière de mobilité.
Depuis 2023, le réseau de tramway a été renforcé avec l’ouverture de nouvelles lignes, afin d’améliorer les liaisons entre les quartiers et les communes périphériques.
Dans son programme, la majorité sortante met en avant :
- la poursuite du développement du réseau de transports en commun et le doublement d’une rame de tramway ;
- le renforcement des connexions entre tramway, bus et mobilités douces ;
- l’amélioration des infrastructures cyclables et des parkings relais.
La municipalité défend une approche progressive visant à accompagner la croissance de la ville sans bouleverser les habitudes de déplacement.
Romain Laveau : priorité aux transports collectifs et au vélo
Le candidat écologiste Romain Laveau, à la tête de la coalition de gauche Demain Angers, veut aller plus loin dans la transformation des mobilités.
Parmi ses propositions :
- renforcer la place des transports en commun dans la ville ;
- développer davantage les pistes cyclables ;
- réduire la place de la voiture dans certains secteurs ;
- encourager les mobilités alternatives (vélo, marche, covoiturage).
La coalition écologiste estime que la transition écologique passe par une transformation profonde des déplacements urbains.
Arash Saeidi : transports publics plus accessibles
Le candidat de Arash Saeidi pour La France insoumise défend une approche sociale de la mobilité.
Son programme met en avant :
- des transports en commun plus accessibles financièrement ;
- un développement accru des transports publics ;
- une politique visant à réduire la dépendance à la voiture.
Pour cette liste, l’accès aux transports doit être considéré comme un service public essentiel.
Nicolas Cuisinier (NPA-R) : la gratuité des transports
La liste du NPA-Révolutionnaires, menée par Nicolas Cuisinier, défend des mesures plus radicales.
Parmi les propositions principales :
- la gratuité des transports publics ;
- le développement des transports collectifs dans les quartiers populaires ;
- une réduction forte de la place de la voiture.
La liste présente ces mesures comme un moyen de lutter à la fois contre les inégalités sociales et contre la pollution.
Valentin Rambault : des mobilités adaptées aux quartiers
La liste citoyenne menée par Valentin Rambault met l’accent sur des solutions locales et pragmatiques.
Le mouvement propose notamment :
- une meilleure desserte des quartiers par les transports publics ;
- des aménagements pour améliorer les déplacements du quotidien ;
- une concertation plus importante avec les habitants sur les projets de mobilité.
L’objectif affiché est d’adapter les politiques de transport aux besoins réels des habitants.
Aurore Lahondès (RN) : fluidifier la circulation
La liste du Rassemblement national, menée par Aurore Lahondès, met davantage l’accent sur la circulation et l’accessibilité de la ville.
Elle défend notamment :
- des mesures pour fluidifier le trafic automobile ;
- l’amélioration des infrastructures routières ;
- une politique de transport jugée plus équilibrée entre voiture et transports publics.
Céline L’Huillier (Lutte ouvrière) : renforcer les transports publics
La liste de Céline L’Huillier, soutenue par Lutte ouvrière, met en avant une politique centrée sur les services publics.
Elle propose :
- le développement des transports collectifs ;
- une meilleure desserte des quartiers populaires ;
- des transports plus accessibles pour les travailleurs.
Un enjeu majeur pour l’agglomération
Avec plus de 150 000 habitants et une agglomération en expansion, la question de la mobilité est devenue centrale dans l’avenir d’Angers. Les choix de la prochaine équipe municipale pourraient influencer durablement la manière dont les habitants se déplacent, entre développement des transports collectifs, transition écologique et place de la voiture.