Les nappes phréatiques de la Manche retrouvent enfin des couleurs après un déluge de pluies

Après plusieurs mois d’inquiétude, le sous-sol manchois affiche une santé éclatante à l’aube du printemps. Selon le dernier bulletin de situation hydrogéologique du BRGM (Bureau de...

15/03/2026
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Les nappes phréatiques manchoises vont mieux / DR

Après plusieurs mois d’inquiétude, le sous-sol manchois affiche une santé éclatante à l’aube du printemps. Selon le dernier bulletin de situation hydrogéologique du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) publié ce mardi 10 mars 2026, les réserves d’eau souterraines du département sont repassées au-dessus des moyennes de saison grâce à un début d’année particulièrement pluvieux.

Une recharge spectaculaire en seulement deux mois
Le basculement est radical. En l’espace d’un mois, les nappes phréatiques de la Manche ont bondi d’un niveau jugé “modérément bas” à un état “modérément haut”. Ce redressement spectaculaire s’explique par les précipitations incessantes qui frappent le département depuis le 8 janvier dernier. Avec un excédent de pluie de l’ordre de 50 % par rapport aux normales, le territoire a bénéficié d’une infiltration massive. À l’échelle nationale, la Manche s’inscrit dans une dynamique positive où 84 % des nappes françaises sont actuellement en phase de hausse, offrant un répit bienvenu après plusieurs périodes de sécheresse hivernale.

Des voyants au vert sur la majeure partie du territoire
Les chiffres communiqués par les experts du BRGM sont sans appel : 67 % des points d’observation du département affichent des niveaux supérieurs aux normales mensuelles. Cette situation est même jugée plus favorable que celle de février 2025, année qui servait pourtant de référence récente en matière de recharge. Le contraste est d’ailleurs saisissant entre le sud du pays, très largement excédentaire, et quelques zones du quart nord-est de l’Hexagone qui peinent encore à reconstituer leurs stocks. Dans la Manche, la réactivité des sols a permis de sécuriser les réserves pour les mois à venir, éloignant pour l’instant le spectre des restrictions d’usage de l’eau.

Une vigilance maintenue face à l’arrivée du printemps
Malgré cet optimisme de rigueur, les scientifiques restent prudents pour la suite de la saison. Si le bilan provisoire de la recharge hivernale est satisfaisant, l’arrivée imminente du printemps marque le réveil de la végétation. En reprenant leur croissance, les plantes vont capter une grande partie des eaux de pluie, limitant ainsi l’infiltration vers les profondeurs. Le BRGM souligne que l’efficacité des précipitations à venir sera moindre et que les prévisions à long terme demeurent incertaines. Le stock actuel constitue toutefois un matelas de sécurité solide pour aborder la période estivale avec sérénité.

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