
L’US Alençon a fait preuve d’un caractère exemplaire lors de son long déplacement dans le Finistère ce samedi 14 mars 2026. Les joueurs de Vincent Laigneau ont su égaliser dans les ultimes instants de la rencontre (1-1) face à Saint-Pierre-Milizac, une réaction capitale après la lourde défaite subie le week-end dernier à domicile.
Une entame difficile et un coup tactique payant
Encore marqués par le revers cuisant contre Cesson, les Alençonnais ont entamé la rencontre avec une certaine fragilité. Vincent Laigneau avait pourtant tenté un pari en titularisant Lucas Vovard dans les buts, une recrue hivernale qui semble porter bonheur aux Verts. Malgré ce changement, les Ornais ont craqué dès la 16e minute, surpris par le réalisme breton lors d’une action où le manque de présence athlétique a été fatal. Durant toute la première période, Alençon a subi la pression constante des locaux, rentrant aux vestiaires avec un handicap d’un but, mais sans avoir rompu définitivement.
Une seconde période sous le signe de la révolte
Le discours à la mi-temps a porté ses fruits. Au retour des vestiaires, l’US Alençon a affiché un tout autre visage, beaucoup plus conquérant et dominateur. Les occasions se sont multipliées par l’intermédiaire de H. El Hamdaoui et Dias Ferreira, mettant à mal une défense de Milizac qui commençait à reculer. Les efforts des Unionistes ont finalement été récompensés à la 87e minute : sur un coup de tête rageur, Nathan Laigneau a libéré les siens en trouvant le chemin des filets. Ce but salvateur vient valider une “vraie deuxième mi-temps de football” saluée par l’entraîneur ornais après le coup de sifflet final.
Un sursis précieux dans la course au maintien
Si ce résultat nul n’est pas une victoire, il possède une valeur mentale et comptable non négligeable. Toujours engluée dans la zone de relégation, l’US Alençon ne perd pas de terrain sur ses concurrents directs, qui ont également tous partagé les points lors de cette journée. Vincent Laigneau se félicite de voir ses hommes “rester en vie” grâce à leur envie d’aller chercher des résultats à l’extérieur. Ce point du nul agit comme une bouffée d’oxygène avant un défi de taille : la réception du leader, Pontivy, le samedi 21 mars prochain au stade Jacques-Fould, où il faudra encore hausser le niveau pour espérer s’extirper du bas de tableau.