
L’inquiétude grandit au sein de l’agence vendéenne des transports Ziegler. Alors que le groupe est placé en redressement judiciaire depuis le 3 mars 2026, les salariés prévoient une manifestation nationale aux Herbiers le mardi 24 mars. Selon des informations relayées par Ouest-France, les 1 400 employés français du groupe belge redoutent une liquidation judiciaire imminente, laissant un navire “sans capitaine à bord”.
Un fleuron du transport au bord du gouffre
Le choc est brutal pour le secteur du transport en Vendée. Le groupe Ziegler, institution centenaire créée en 1908, traverse une zone de turbulences inédite. Depuis le placement de l’entreprise en redressement judiciaire, l’angoisse s’est emparée des 48 agences françaises, dont celle située aux Herbiers. Le constat sur le terrain est alarmant : de nombreux dépôts sont déjà vides et les flottes de camions restent à l’arrêt. Les salaires de février ont dû être pris en charge par l’AGS (régime de garantie des salaires), signe d’une trésorerie exsangue et de dettes que les syndicats qualifient déjà de “colossales”.
Les Herbiers, futur épicentre de la contestation nationale
Face au silence de la direction, la résistance s’organise et la Vendée s’apprête à devenir le point de ralliement de la colère. Après des actions menées cette semaine dans le Morbihan, notamment à Vannes et Saint-Avé, une grande manifestation est programmée le mardi 24 mars aux Herbiers. Les salariés locaux y seront rejoints par leurs collègues venus de Bayeux (Calvados) et de Rouen (Seine-Maritime). Cette mobilisation coordonnée vise à faire pression sur les instances dirigeantes et à obtenir des réponses concrètes alors que le temps presse pour les 1 400 familles concernées.
L’échéance fatidique du 31 mars en ligne de mire
Le compte à rebours est lancé pour l’avenir de l’agence herbretaise et de l’ensemble du groupe en France. Les éventuels repreneurs ont jusqu’au 27 mars pour déposer leurs offres, mais le pessimisme règne dans les rangs des chauffeurs et du personnel sédentaire. Beaucoup craignent que le tribunal de commerce de Lille ne prononce la liquidation judiciaire dès le 31 mars prochain. Au-delà des emplois directs, c’est tout un écosystème de sous-traitants locaux en Vendée qui pourrait être lourdement impacté par la chute de ce géant du transport international.