
Le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon s’est penché, ce lundi 9 mars 2026, sur une affaire aux contours douloureux et aux versions radicalement opposées. Selon les informations rapportées par le Journal du pays Yonnais, un homme de 49 ans est soupçonné d’avoir imposé des attouchements à sa belle-fille, âgée de 14 ans au moment des faits. Le prévenu nie fermement les accusations alors que la jeune victime demande la reconnaissance de son traumatisme.
Une rencontre fortuite à l’origine d’un huis clos trouble
Les faits dénoncés remontent à l’année 2022, dans un contexte de séparation conflictuelle entre Lahoussine* et la mère de l’adolescente. Selon le récit de la procédure, le beau-père aurait croisé Sarah* à un arrêt de bus yonnais et l’aurait invitée à son domicile sous le prétexte de lui remettre un cadeau. C’est dans l’intimité de cet appartement que le drame se serait noué. La jeune fille affirme que son beau-père l’a enlacée avant de l’embrasser de force et de se livrer à des attouchements sur sa poitrine et ses parties intimes. Devant les juges, Sarah a exprimé sa souffrance en larmes, martelant son besoin de voir son calvaire officiellement reconnu par la société.
Un dossier marqué par l’absence de preuves matérielles
Face à ces accusations graves, la défense de Lahoussine plaide la relaxe, s’appuyant sur l’absence d’éléments matériels indiscutables venant corroborer les dires de la jeune fille. La substitut du procureur de la République, Fiammetta Esposito, a elle-même souligné la complexité du dossier lors de ses réquisitions. Si elle a admis que le mal-être profond de la victime ne pouvait être feint, elle a reconnu une fragilité dans les preuves disponibles. “Monsieur a-t-il agressé sexuellement Sarah ? Peut-être”, a-t-elle lancé, s’en remettant finalement à la sagesse du tribunal pour trancher ce duel de paroles.
Une décision attendue pour le mois de mai
Le procès s’est achevé dans une atmosphère pesante, laissant la plaignante dans l’attente d’un verdict réparateur. L’enjeu de ce jugement repose sur la qualification d’agression sexuelle incestueuse sur mineure, une incrimination lourdement sanctionnée par le Code pénal. Le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré afin d’analyser en profondeur les témoignages et les expertises psychologiques versés au dossier. La décision finale sera rendue le 11 mai 2026, date à laquelle Lahoussine saura s’il est condamné ou si le bénéfice du doute lui profite.