
Discret mais indispensable, l’interprète de l’accusé arabophone a permis de fluidifier les échanges tout au long du procès qui s’est achevé le 20 mars. Sa mission illustre le rôle crucial de la traduction dans les procédures judiciaires.
Une présence constante mais discrète
Pendant six jours de débats à la Cour d’assises de Maine-et-Loire, monsieur Sahbi, traducteur assermenté de 49 ans, a assuré la traduction simultanée des propos de l’accusé. Sa position à proximité de l’accusé permet une retranscription fidèle de chaque mot, tout en restant invisible dans le déroulé du procès pour le public.
Faciliter la communication entre toutes les parties
L’accusé, Al Khawad Al Zine Sulaymane, s’exprimait en arabe. Sans l’intervention de l’interprète, les jurés et les avocats n’auraient pu comprendre ni ses aveux, ni ses regrets exprimés à la Cour. « On se sent utile », confie H. Sahbi, soulignant l’importance de son rôle pour que la justice puisse se dérouler équitablement.
Une mission exigeante et humaine
Au-delà de la traduction, l’interprète agit comme un lien humain entre deux mondes : celui de l’accusé et celui de la justice française. Sa responsabilité est immense, car chaque mot traduit peut influencer la compréhension du procès par la Cour et le jury.
Une information rapportée par la presse régionale
Comme le relate le journal Courrier de l’Ouest, ce rôle, souvent méconnu du grand public, montre à quel point l’interprétation judiciaire est cruciale dans les affaires criminelles complexes.