
Un sixième cas de tuberculose bovine vient d’être confirmé à Athis-Val-de-Rouvre, dans l’Orne. Cette fois, l’exploitation concernée se distingue par une activité particulière, soulevant de nouvelles inquiétudes dans un territoire déjà fragilisé selon Actu.fr.
Une nouvelle exploitation frappée par la maladie
La série noire se poursuit à Athis-Val-de-Rouvre. Vendredi 20 mars 2026, un sixième cas de tuberculose bovine a été officialisé sur la commune. L’élevage concerné compte près de 350 vaches, une taille conséquente qui accentue les enjeux sanitaires et économiques.
À l’issue des opérations de prophylaxie, deux animaux suspectés se sont révélés positifs. L’éleveur est désormais confronté à une décision difficile : procéder à un abattage total du cheptel ou opter pour un abattage partiel.
Un profil qui interroge les autorités sanitaires
Cette exploitation ne ressemble pas aux autres. En plus de son activité d’éleveur, le professionnel est également négociant de bestiaux. Une spécificité qui complexifie la situation.
Le métier de négociant implique en effet un flux important d’animaux, entre les exploitations, les centres d’engraissement, les abattoirs ou encore l’exportation vers d’autres pays. Cette circulation accrue pose de nouvelles questions quant à la gestion du risque sanitaire et aux mesures à renforcer pour éviter toute propagation.
Un territoire déjà fortement touché
Ce nouveau cas représente un coup dur supplémentaire pour les agriculteurs du bocage ornais. La commune d’Athis-Val-de-Rouvre avait déjà été particulièrement touchée en fin d’année 2025, avec quatre cas recensés.
Face à la situation, le préfet de l’Orne, Hervé Tourmente, s’était rendu sur place le 12 janvier 2026 afin d’échanger avec les exploitants et tenter d’apaiser les inquiétudes.
Après une accalmie de quelques semaines, la maladie avait refait surface avec un cinquième cas annoncé le 14 mars, rapidement suivi par ce sixième.
Une inquiétude qui s’étend au-delà de la commune
La situation ne se limite pas à Athis-Val-de-Rouvre. En février dernier, un cas de tuberculose bovine avait également été détecté à Combray, en Suisse normande.
Dans un contexte déjà tendu, la répétition des cas alimente les craintes d’une propagation plus large de la maladie et renforce l’attente de réponses concrètes de la part des autorités sanitaires.