
Face à une crise persistante dans le secteur psychiatrique, sept établissements publics du Poitou-Charentes ont décidé de s’organiser collectivement. Selon Actu.fr, leur objectif est de garantir un meilleur accès aux soins et répondre concrètement aux difficultés du terrain.
Une alliance inédite pour répondre à l’urgence
Dans un contexte de fortes tensions qui fragilisent l’accès aux soins en psychiatrie, les acteurs de la santé mentale en Poitou-Charentes passent à l’action. Adultes, enfants, addictologie : tous les secteurs sont concernés par des difficultés croissantes, entre manque de personnel, délais d’attente allongés et organisation sous pression.
Pour faire face, sept établissements publics ont choisi d’unir leurs moyens au sein d’un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS). Financée par l’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine, cette initiative marque une étape importante dans la structuration de l’offre de soins sur le territoire.
De La Rochelle à Poitiers, en passant par Niort ou Saintes, ce regroupement vise à coordonner plus efficacement les réponses apportées aux patients comme aux professionnels.
Sept établissements engagés dans la santé mentale
Ce nouveau groupement rassemble les principaux acteurs publics du territoire :
- Le Centre hospitalier Camille Claudel (Charente)
- Le Centre hospitalier de Jonzac
- Le Groupement hospitalier La Rochelle–Ré-Aunis
- Le Centre hospitalier de Niort
- Le Centre hospitalier Nord Deux-Sèvres
- Le Centre hospitalier Henri Laborit de Poitiers
- Le Groupement hospitalier de Saintes – Saint-Jean d’Angély
Ensemble, ils entendent construire une réponse collective et durable aux enjeux de la psychiatrie.
Un plan d’action concret et structuré
Au-delà de la coopération, les établissements ont défini plusieurs axes prioritaires pour améliorer rapidement la situation.
Le premier objectif est de renforcer la solidarité territoriale. Cela passe par une mutualisation des équipes pour assurer les remplacements, les gardes et maintenir une offre de soins homogène sur l’ensemble du territoire. Des référentiels communs doivent également être déployés.
Autre priorité : rendre le secteur plus attractif. Un guichet unique sera mis en place pour faciliter les recrutements et harmoniser les pratiques. La formation sera également renforcée, avec notamment le développement des infirmiers en pratique avancée (IPA), l’accueil de médecins diplômés hors Union européenne et un meilleur accompagnement des internes en psychiatrie.
Le plan prévoit aussi de développer les coopérations entre médecins et infirmiers. L’objectif est clair : réduire les délais d’accès aux soins. Concrètement, 40 infirmiers sont déjà engagés dans une démarche qui leur permettra d’assurer des premières consultations en centres médico-psychologiques dès juin 2026.
Enfin, le groupement souhaite renforcer l’enseignement et la recherche, notamment grâce à la création de postes universitaires à l’échelle du territoire.
Un dispositif amené à s’élargir
Pensé comme un outil évolutif, le GCS Santé Mentale Poitou-Charentes pourrait s’ouvrir à d’autres établissements volontaires, notamment des cliniques autorisées en psychiatrie.