Arnaques « aux faux coursiers » à Angers : deux condamnations après l’enquête de la police

Un homme et une femme ont été condamnés le 20 mars 2026 par le tribunal correctionnel d’Angers, à l’issue d’une enquête menée par la police nationale de Maine-et-Loire, pour une série d’escroqueries...

23/03/2026
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Un homme et une femme ont été condamnés le 20 mars 2026 par le tribunal correctionnel d’Angers, à l’issue d’une enquête menée par la police nationale de Maine-et-Loire, pour une série d’escroqueries dites « aux faux coursiers » commises notamment à Angers, Nantes et Le Mans. Les faits, qui visaient « des personnes les plus vulnérables », appellent à une vigilance accrue, rappellent les autorités.

Neuf victimes en quelques semaines

Entre septembre et octobre 2025, neuf personnes ont été piégées par ce stratagème dans l’ouest de la France. « Chargés de l’enquête, les enquêteurs […] effectuent de minutieuses investigations permettant d’identifier les numéros d’appels et, in fine, les auteurs de ces escroqueries », précise le communiqué.

Les suspects ont finalement été interpellés en mars à leur domicile. Lors des perquisitions, les policiers ont notamment retrouvé « le téléphone portable ayant servi à la commission des faits », élément clé de l’enquête.

Présentés en comparution immédiate, les deux mis en cause ont été jugés pour « escroqueries au préjudice de personnes vulnérables ». Ils ont été condamnés respectivement à 18 mois et un an d’emprisonnement.

Un mode opératoire bien rodé

L’arnaque repose sur un scénario désormais bien connu des services de police. Une victime, « très souvent âgée », est contactée par téléphone par une personne se faisant passer pour un agent du service fraude de sa banque.

Le faux conseiller annonce un paiement frauduleux en cours et indique qu’un coursier va passer récupérer la carte bancaire pour « sécurisation ». « Ainsi, un faux coursier se présente moins d’une demi-heure plus tard et prend en compte la carte bancaire », détaillent les autorités.

La carte est ensuite utilisée très rapidement : retraits d’argent, achats de cartes prépayées ou de téléphones, paris en bureau de tabac… L’objectif est de « générer rapidement de l’argent liquide » avant que la victime ne réalise l’escroquerie.

« La vigilance reste de mise »

Face à ce phénomène, la police insiste : « La vigilance reste de mise, surtout chez les personnes les plus vulnérables qui sont particulièrement visées. »

Plusieurs réflexes doivent être adoptés :

  • ne jamais communiquer ses coordonnées bancaires ;
  • ne jamais remettre sa carte à un tiers, même présenté comme un coursier ;
  • se méfier des appels ou messages non sollicités.

En cas de doute ou de tentative, il est recommandé de signaler les faits. Et pour les victimes, les autorités rappellent les démarches essentielles : faire immédiatement opposition sur sa carte, contacter sa banque via les canaux officiels et déposer plainte.

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