Poitiers : 400 manifestants réunis contre les mégabassines

À l’appel du collectif Bassines Non Merci, environ 400 personnes ont participé, mardi soir, à une manifestation festive et revendicative à Poitiers. Le rassemblement, débuté à 19h au Pont-Joubert,...

26/03/2025
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À l’appel du collectif Bassines Non Merci, environ 400 personnes ont participé, mardi soir, à une manifestation festive et revendicative à Poitiers. Le rassemblement, débuté à 19h au Pont-Joubert, s’est achevé par un face-à-face tendu avec les forces de l’ordre devant la base militaire de la ville.

Un rassemblement symbolique et une forte mobilisation
Selon France Bleu, cette action, baptisée “méga boum contre les mégabassines”, reprend un format déjà utilisé par le collectif à la même période l’an dernier. Pendant plusieurs heures, les manifestants ont scandé leurs slogans et exprimé leur opposition au projet de réserves de substitution destinées à l’irrigation agricole. Un second rassemblement était organisé simultanément à Melle, dans les Deux-Sèvres.

Deux ans après les affrontements de Sainte-Soline, la mémoire des événements reste vive. Patrick, présent lors des heurts de 2023, se souvient de scènes de violence marquantes. Marie, autre manifestante, critique un dispositif de sécurité jugé excessif face à une mobilisation pacifique. De son côté, Hélène souligne la présence notable des jeunes générations, un signe, selon elle, que le mouvement continue à fédérer.

Dans un communiqué, le collectif réaffirme son engagement : “Le mouvement antibassines se retrouvera toujours sur la route de ceux qui veulent s’approprier l’eau.”

Un projet contesté et des décisions de justice
Le projet controversé comprend 16 réserves situées dans le bassin de la Sèvre niortaise : 13 dans les Deux-Sèvres, une dans la Vienne et deux en Charente-Maritime. En décembre 2024, la justice administrative a suspendu quatre de ces réserves, dont celle de Sainte-Soline, en raison de leur impact sur une espèce protégée, l’outarde canepetière. Trois des réserves concernées n’étaient pas encore construites.

Alors que le débat reste vif, les opposants réaffirment leur détermination à lutter contre ces infrastructures, estimant qu’elles favorisent une gestion inégalitaire de la ressource en eau.

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