
Rouverte en octobre 2025 après deux années d’arrêt, la ligne aérienne entre Lyon et Poitiers traverse déjà une zone de turbulences. Exploitée par la compagnie Volotea dans le cadre d’une délégation de service public, cette liaison pourrait être remise en question en raison d’un désaccord entre collectivités locales et d’une fréquentation jugée insuffisante.
Un désaccord entre collectivités locales
Selon Lyon Capitale, le président du Département de la Vienne et du syndicat de l’aéroport de Poitiers, Alain Pichon, a indiqué que la ligne pourrait être menacée, alors que la collectivité Grand Poitiers aurait demandé la résiliation du contrat avec Volotea. Une version contestée par la présidente de Grand Poitiers, Florence Jardin, qui affirme qu’il existe « d’autres modèles possibles », rappelant qu’un « avion de 180 places (…) coûte cher et plomber les finances. »
Une fréquentation en dessous des objectifs
Ces tensions interviennent dans un contexte de fréquentation inférieure aux prévisions de la compagnie aérienne. Volotea visait un taux de remplissage de 90 % d’ici 2029, un objectif qui semble aujourd’hui difficile à atteindre, ce qui fragilise l’avenir de la liaison entre Lyon et Poitiers.