Poitiers : le collège Bloch-Sérazin à l’arrêt après le vandalisme des voitures de professeurs

27/03/2026
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Des voitures ont été vandalisées devant un collège à Poitiers / DR

Le quartier de Beaulieu est sous le choc. Ce vendredi 27 mars 2026, les grilles du collège Bloch-Sérazin sont restées closes pour les élèves. En cause : une expédition punitive menée la veille au soir à l’intérieur même de l’établissement, visant les véhicules personnels des enseignants et de la direction, comme révélé par la Nouvelle République.

Une attaque à coups de pierres et de rondins de bois
Les faits se sont déroulés jeudi 26 mars, aux alentours de 18 h 30, alors qu’un conseil d’administration se tenait dans les murs du collège. Les auteurs se sont introduits par effraction dans l’enceinte sécurisée en brisant des barrières.

Une fois sur le parking du personnel, ils s’en sont pris violemment à trois véhicules, dont celui du principal, Thierry Bocquillon. Pare-brise éclatés, carrosseries défoncées : les vandales ont utilisé des grosses pierres et des rondins de bois trouvés sur place pour mener leur action.

600 élèves renvoyés chez eux
Face à la violence de l’acte, l’émotion a rapidement laissé place à la sidération. Ce vendredi matin, la soixantaine d’enseignants et le personnel de vie scolaire ont décidé d’exercer leur droit de retrait.

“Nous sommes sous le choc. C’est une attaque directe contre notre communauté éducative”, déplore l’équipe enseignante dans un communiqué. En conséquence, les cours ont été annulés et les 600 collégiens ont été progressivement évacués et invités à regagner leur domicile.

“Une violence dans notre périmètre immédiat”
Ce n’est malheureusement pas une première pour l’établissement. Le principal rappelle que des actes similaires s’étaient déjà produits l’année dernière au même endroit. Nathalie Alcindor, directrice académique (Dasen) de la Vienne, s’est rendue sur place à la mi-journée pour apporter son soutien aux équipes, condamnant fermement ces “agissements lâches”.

Une plainte a été déposée et les services de police procèdent actuellement aux constatations d’usage. La communauté éducative attend désormais des mesures concrètes pour sécuriser davantage les abords et l’intérieur de ce collège, où la “violence ordinaire” semble franchir un nouveau palier inquiétant.

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