
C’est un coup d’arrêt majeur porté à une organisation particulièrement structurée. Depuis décembre 2025, une équipe de malfaiteurs écumait les chantiers et entreprises d’Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique et de Vendée. Le bilan de leurs expéditions nocturnes est lourd : 25 sites pillés pour un préjudice dépassant le demi-million d’euros. L’enquête, menée par la Section de recherches de Nantes, a abouti cette semaine à sept interpellations.
Un butin colossal : mini-pelles et chariots élévateurs
Les malfaiteurs ne s’embarrassaient pas de petits larcins. Leur cible ? Le matériel lourd. En utilisant des camions-plateaux, ils dérobaient des mini-pelles et des chariots élévateurs dont l’unité coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros. Pour leurs déplacements, ils utilisaient des voitures volées à des particuliers, qu’ils n’hésitaient pas à incendier par la suite pour effacer toute trace.
Selon le parquet de Nantes, il s’agissait d’une « organisation criminelle structurée », capable de gérer toute la chaîne : du vol au stockage, jusqu’au maquillage et à l’écoulement des engins.
Le quartier général localisé à Legé
L’enquête a mobilisé 80 enquêteurs et un escadron de gendarmerie mobile. Grâce à des moyens de géolocalisation et des écoutes, les militaires ont identifié deux familles installées à Saint-Colomban et Corcoué-sur-Logne.
Le point névralgique du réseau se situait à Legé, dans un entrepôt discret où le butin était entreposé. Lors des perquisitions menées les 23 et 24 mars 2026, les forces de l’ordre ont mis la main sur :
23 000 € en liquide ;
Des armes de poing et des munitions ;
13 véhicules saisis au titre des avoirs criminels.
Cinq suspects devant la justice
Au total, le préjudice est estimé à 550 000 €, dont 170 000 € ont déjà pu être récupérés par le Groupe interministériel de recherches (GIR).
À l’issue des gardes à vue, cinq suspects ont été présentés au magistrat. Si les mis en cause contestent les faits, trois hommes ont été placés en détention provisoire dans l’attente de leur procès, fixé au 20 mai 2026. Ils devront répondre de vols en bande organisée, association de malfaiteurs, blanchiment et destruction de biens par incendie. Deux femmes ont également été placées sous contrôle judiciaire pour blanchiment.