
Au CHU d’Angers, la hausse brutale des prix du carburant commence à peser lourdement sur le quotidien des personnels. Dans un communiqué diffusé ces dernières heures, le syndicat Force Ouvrière tire la sonnette d’alarme et interpelle directement la direction de l’établissement.
Selon le syndicat, de plus en plus d’agents hospitaliers font part de difficultés financières pour se rendre au travail. En cause : une envolée rapide des prix à la pompe, estimée à près de 50 centimes par litre en un mois et demi. « Des pleins qui dépassent largement les 100 euros », souligne FO, dans un contexte de gel des salaires dans la fonction publique.
Des déplacements devenus incontournables
Dans cet hôpital majeur du Maine-et-Loire, où la continuité des soins repose sur une présence constante des équipes, beaucoup de professionnels n’ont d’autre choix que d’utiliser leur véhicule personnel. « Tous ne peuvent pas recourir à d’autres moyens de transport », insiste le syndicat, évoquant une situation « intenable » pour une partie des agents.
Un contexte international pointé du doigt
Au-delà du cadre local, Force Ouvrière relie cette flambée des prix à la situation internationale actuelle, marquée par des tensions militaires au Moyen-Orient. Fidèle à sa ligne, l’organisation syndicale réaffirme son opposition à la guerre et exprime sa solidarité envers les populations touchées, tout en dénonçant ses répercussions économiques pour les travailleurs.
Des revendications adressées à la direction
Face à cette situation, FO demande à la direction du CHU d’Angers plusieurs mesures concrètes. Parmi elles : l’attribution d’une aide financière significative, sous forme par exemple de chèque transport, un assouplissement du recours au télétravail lorsque cela est possible, ainsi qu’une intervention auprès des autorités de tutelle.
Le syndicat pointe également l’absence, selon lui, de réponse forte au niveau national, appelant à un blocage des prix des carburants et à une revalorisation des salaires via le dégel du point d’indice.
La direction silencieuse pour l’instant
Pour l’heure, la direction du CHU d’Angers n’a pas répondu à nos sollicitations.