
Un nouveau rassemblement est prévu ce jeudi soir à Angoulême, à l’appel des Jeunes agriculteurs et de la FNSEA 16. Les manifestants entendent alerter sur la flambée des coûts de production et une concurrence jugée déloyale à l’international selon La Charente Libre.
Un rassemblement en centre-ville en soirée
Ce jeudi, à partir de 20 h 30, les agriculteurs charentais sont appelés à se mobiliser en plein cœur d’Angoulême. Le point de rendez-vous est fixé place des Halles, où doivent se retrouver les Jeunes agriculteurs de Charente ainsi que la FNSEA 16.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions persistantes dans le monde agricole, déjà marqué ces derniers mois par plusieurs actions similaires à travers le territoire.
Un “convoi pédestre funèbre” jusqu’à la préfecture
Après le rassemblement initial, les manifestants prévoient de former un « convoi pédestre funèbre » en direction de la préfecture de la Charente. Par cette mise en scène, les organisateurs souhaitent symboliser les difficultés croissantes auxquelles fait face la profession.
L’objectif est d’interpeller les pouvoirs publics sur une situation jugée de plus en plus préoccupante pour les exploitations agricoles.
Des coûts en forte hausse et une concurrence pointée du doigt
Au cœur des revendications, les agriculteurs dénoncent notamment l’explosion des charges, en particulier le prix des engrais et des carburants. Une hausse qu’ils relient en partie aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
Ils critiquent également ce qu’ils qualifient de « concurrence déloyale », visant notamment les importations en provenance de l’Australie et des pays du Mercosur, accusées de ne pas respecter les mêmes normes que celles imposées en France.
Une FNSEA locale fraîchement renouvelée
Cette mobilisation intervient quelques jours après le renouvellement de la direction de la FNSEA en Charente. Vendredi dernier, Jean-Bernard Sallat a été réélu à la présidence du syndicat départemental.
À ses côtés, Christian Daniau, Yohann Guedon et Pierre Brisson occupent désormais les postes de vice-présidents, dans un contexte où les enjeux agricoles restent particulièrement sensibles.