
Jeudi après-midi, la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, a fait étape en Maine-et-Loire. Une première visite symbolique, qui marque le lancement d’un tour de France des Départements destiné à nourrir la réflexion autour du futur projet de loi sur la protection des enfants.
Un projet de loi élargi à « tous les enfants »
Au cœur des échanges : l’ambition du gouvernement d’élargir le périmètre de la future loi. « Il ne s’agira pas uniquement des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance, mais bien de tous les enfants, au sens large », a précisé la ministre. Une approche globale qui vise à mieux prévenir les situations de fragilité, bien au-delà des seuls dispositifs existants.
Le Maine-et-Loire, territoire de référence
Si cette première étape se déroule en Anjou, ce n’est pas un hasard. Depuis 2021, Florence Dabin s’est imposée comme une interlocutrice de premier plan sur ces questions. Vice-présidente de Départements de France en charge de l’enfance, elle porte ces enjeux au niveau national.
À ses côtés, le président de l’association, François Sauvadet, avait également fait le déplacement. La création même de cette vice-présidence dédiée à l’enfance témoigne, selon lui, de l’importance croissante de ces problématiques pour les collectivités.
Un engagement financier majeur
Le déplacement ministériel intervient dans un contexte budgétaire significatif. Le Conseil départemental de Maine-et-Loire vient en effet d’adopter une enveloppe de plus de 222 millions d’euros consacrée à l’enfance et à la famille. Il s’agit du premier poste de dépenses de la collectivité, illustrant le poids humain et financier de ces politiques publiques.
Associer tous les acteurs de terrain
Réélue en décembre dernier à la tête de France Enfance Protégée, Florence Dabin insiste sur la nécessité d’une approche collective. Cette structure pilote notamment le 119, numéro national dédié au signalement des situations d’enfants en danger.
Pour la présidente du Département, « il est fondamental qu’avant de légiférer, celles et ceux qui portent ce projet viennent s’imprégner des réalités vécues sur le terrain ». Elle salue ainsi la démarche de la ministre, appelant à un travail commun entre l’État, les Départements, les associations, les professionnels de santé, l’Éducation nationale et la justice.
Une concertation avant la loi
Ce tour de France, souhaité de longue date par les élus locaux, doit permettre de dresser un état des lieux au plus près des territoires. Objectif : construire un texte de loi en phase avec les réalités du terrain, dans un domaine où les attentes restent fortes.
En choisissant le Maine-et-Loire pour lancer cette concertation, le gouvernement envoie un signal clair : celui de s’appuyer sur les collectivités pour repenser en profondeur la protection de l’enfance.