
Installées ce vendredi 10 avril 2026 à l’aide d’une grue impressionnante, « Les Deuxmoiselles de Cherbourg » viennent achever la transformation du parvis de la gare SNCF, désormais entièrement rénové et pensé comme un pôle multimodal selon Actu.fr.
Une installation spectaculaire pour un projet structurant
Le spectacle n’est pas passé inaperçu ce vendredi matin à Cherbourg-en-Cotentin. Une immense grue a été mobilisée pour installer deux sculptures en acier sur le parvis de la gare SNCF, marquant l’aboutissement d’un vaste chantier engagé depuis le printemps 2024.
Baptisée « Les Deuxmoiselles de Cherbourg », l’œuvre a été mise en place grâce à l’intervention de l’entreprise Sarens, spécialisée dans les levages complexes, et des équipes de Spie Batignolles. Elle vient compléter la rénovation du parvis, transformé dans le cadre du projet de Bus nouvelle génération pour en faire un véritable pôle d’échanges.
Un projet artistique et pédagogique
L’origine du projet remonte à juin 2024, lorsque les élus municipaux avaient validé à l’unanimité un partenariat entre la Ville et le lycée Edmond-Doucet. L’objectif était clair : intégrer une œuvre artistique au cœur de cet espace public repensé.
Mais au-delà de l’aspect esthétique, le projet se distingue par sa dimension pédagogique. Les sculptures ont en effet été réalisées par des élèves en chaudronnerie industrielle, encadrés par leurs enseignants. Une manière concrète de les plonger dans des conditions proches du monde professionnel.
Pour permettre la réalisation, la Ville a financé les matériaux à hauteur de 7 000 €, auxquels s’est ajoutée une subvention de 11 200 € destinée à couvrir les frais de fabrication.
Un clin d’œil au patrimoine culturel local
Le nom de l’œuvre ne doit rien au hasard. « Les Deuxmoiselles de Cherbourg » fait écho à l’univers du cinéaste Jacques Demy, à qui l’on doit notamment Les Parapluies de Cherbourg et Les Demoiselles de Rochefort.
Une référence cinématographique qui s’entrelace avec une autre tradition locale : celle des « demoiselles de Cherbourg », surnom donné aux petits homards autrefois servis dans les grandes tables parisiennes.