
Le débat sur la carte scolaire en Maine-et-Loire est loin d’être clos. Selon les informations publiées par le quotidien Ouest-France ce vendredi 10 avril, la direction académique a revu sa copie en proposant de sauver quelques classes de la fermeture à la rentrée prochaine. Une concession jugée largement insuffisante pour apaiser la grogne des représentants du personnel éducatif et des parents d’élèves.
Une nouvelle mouture légèrement édulcorée
Face à la mobilisation de ces dernières semaines, la direction académique des services de l’Éducation nationale a présenté de nouveaux arbitrages lors d’une énième réunion de concertation. Le projet initial prévoyait la suppression de cinquante-deux postes contre seulement treize ouvertures pour la rentrée de septembre. Le nouveau document mis sur la table abaisse finalement le nombre de fermetures à quarante-sept. Ce léger recul permet notamment de maintenir ouverts des postes qui étaient menacés au sein de l’école Jules-Verne à Angers, ainsi qu’à l’établissement Joubert situé à Chalonnes-sur-Loire.
Un refus catégorique des partenaires sociaux
Ces ajustements de dernière minute n’ont pas du tout convaincu les différentes organisations syndicales présentes autour de la table des négociations. Les représentants du personnel estiment que les efforts consentis par l’administration demeurent bien trop maigres pour garantir des conditions d’enseignement optimales dans le département. La révision à la baisse du nombre de classes sacrifiées a par conséquent essuyé un rejet unanime de la part du front syndical, qui maintient une opposition stricte aux orientations budgétaires prévues pour l’année scolaire à venir.
Un boycott programmé en signe de protestation
Le bras de fer institutionnel va se durcir dès le début de la semaine prochaine. La présentation officielle de cette carte scolaire devait se tenir le lundi 13 avril à l’occasion du conseil départemental de l’Éducation nationale. Cependant, les syndicats d’enseignants ont d’ores et déjà prévenu qu’ils boycotteraient cette instance décisionnelle. Ils sont rejoints dans ce mouvement par la principale fédération de parents d’élèves, qui tente d’accentuer la pression en appelant publiquement les familles à inonder les élus locaux et les services de l’académie de courriers de protestation.