À Angers, deux rassemblements sous haute tension… mais tenus à distance

11/04/2026
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Crédit urgence_secours_angers_tv – Les antifas rassemblés au Jardin du Mail avec un cordon de policier

Ce samedi 11 avril 2026, à Angers, la confrontation annoncée entre deux camps opposés n’a finalement pas eu lieu. Antifas et « Citoyens patriotes » ont été maintenus à bonne distance par un important dispositif des forces de l’ordre, évitant tout débordement.

Un centre-ville sous haute surveillance

Dès le début d’après-midi, policiers et CRS ont quadrillé une large zone du centre-ville, notamment autour de l’avenue Jeanne-d’Arc. Objectif : empêcher tout contact entre les deux groupes. Résultat, plus d’un kilomètre séparait les manifestants, matérialisé par des barrages et un cordon de sécurité strict.

Entre les deux camps, les forces de sécurité ont fait tampon, occupant largement l’espace public. Sur le terrain, les uniformes étaient parfois plus nombreux que les manifestants eux-mêmes, illustrant la crainte de heurts dans un contexte jugé sensible par les autorités.

Les « Citoyens patriotes » repliés à Angers

D’un côté, au square Jeanne-d’Arc, une cinquantaine de sympathisants des « Citoyens patriotes » s’étaient rassemblés sous protection policière. Ce mouvement, créé il y a quelques mois dans le sud de la France et se revendiquant « d’extrême France », avait initialement prévu de se réunir à Nantes.

Mais des menaces de mort qu’ils affirment avoir reçues ont conduit la préfecture de Loire-Atlantique à les dissuader de maintenir leur événement, les poussant à se replier vers Angers.

Des antifas mobilisés au jardin du Mail

De l’autre côté, près du jardin du Mail, environ une centaine de militants antifascistes s’étaient mobilisés pour dénoncer la présence du groupe. Retenus à distance par les forces de l’ordre, ils ont scandé plusieurs slogans hostiles, dont « dehors les fachos », sans pouvoir approcher leurs opposants.

Une tension contenue, aucun incident majeur

Si la tension est restée palpable tout au long de l’après-midi, aucun incident majeur n’a été signalé. Cette mobilisation sous haute surveillance témoigne des crispations actuelles autour de ces mouvements antagonistes, mais aussi de la volonté des autorités d’éviter tout affrontement en centre-ville.

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