Le lourd tribut des seniors face au suicide dans les Pays de la Loire

12/04/2026
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Dans les Pays de la Loire, un suicide sur trois concerne une personne âgée / DR

Une récente étude met en lumière la fragilité psychologique des personnes de plus de soixante-cinq ans dans la région. Selon un article publié par le quotidien Ouest-France s’appuyant sur les données de l’Observatoire régional de la santé, le territoire ligérien affiche une inquiétante surmortalité par suicide chez les aînés, même si l’usage global de certains traitements médicamenteux tend paradoxalement à diminuer.

Une proportion alarmante de passages à l’acte chez les hommes
L’indicateur le plus préoccupant soulevé par cette analyse d’avril 2026 concerne les actes irréversibles. Sur la période allant de 2021 à 2023, le passage à l’acte fatal d’une personne âgée représente un tiers de l’ensemble des suicides recensés annuellement. Ce drame, qui frappe majoritairement le public masculin avec une proportion atteignant près de trois quarts des victimes, s’aggrave mécaniquement avec l’avancée en âge. Bien que la tendance soit à la baisse sur la dernière décennie, avec environ deux cent vingt cas par an dans la région, les Pays de la Loire conservent une triste moyenne supérieure de dix-neuf pour cent au reste du pays.

Le recours aux médicaments psychotropes globalement en baisse
Le rapport se penche également sur la prise de traitements lourds liés à la santé mentale, révélant cette fois une dynamique plutôt positive. L’usage régulier de produits psychotropes, englobant notamment les anxiolytiques et les somnifères, a significativement reculé en l’espace de huit ans. Alors que près de trente pour cent des seniors ligériens étaient sous traitement en 2015, ils ne sont plus qu’un quart aujourd’hui. Cette dépendance médicamenteuse révèle par ailleurs une forte disparité entre les sexes, la consommation régulière touchant beaucoup plus massivement les femmes âgées que leurs homologues masculins.

La prescription d’antidépresseurs fait figure d’exception
Au sein de cette tendance globale à la diminution de la consommation médicamenteuse, une catégorie de traitements se démarque de manière isolée. Les statistiques régionales pointent en effet une légère mais constante augmentation des prescriptions liées aux antidépresseurs et aux régulateurs de l’humeur. Cette prise en charge médicale spécifique concernait treize pour cent des personnes âgées en 2015, une proportion qui a grimpé pour atteindre quatorze pour cent en 2023. Cette donnée souligne la persistance tenace des troubles dépressifs au sein d’une population vieillissante.

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