A Ingrandes, le chauffeur routier faisait le plein de sa voiture personnelle aux frais de son patron

14/04/2026
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Un habitant de la Grand’Rue de Candé a été condamné en son absence par le tribunal correctionnel de Nantes, ce jeudi 9 avril 2026, pour une “escroquerie” qu’il avait commise au préjudice de son ancien employeur à Ingrandes – Le Fresne-sur-Loire (Maine-et-Loire).

A Ingrandes, le chauffeur routier faisait le plein de sa voiture personnelle aux frais de son patron

Vitor XXX, un chauffeur routier désormais “sans emploi”, avait en fait “subrepticement” pris le camion de l’entreprise de transport de volailles Avilog “en-dehors de ses horaires de travail”, le 1er novembre 2024, à Loireauxence (Loire-Atlantique). Il avait surtout pris “la carte carburant” que l’engin contenait, a souligné le procureur de la République.

Cet homme originaire de Matosinhos (Portugal) et âgé aujourd’hui de 46 ans connaissait “le code” de la carte carburant et avait “la clé” de l’engin, qui se trouvait “dans un coffre” de l’entreprise “où il est l’un des rares à pouvoir pénétrer”. Il avait ensuite “manipulé” son “chronotachygraphe” – le disque qui permet de mesurer le temps de conduite des chauffeurs routiers – et l’avait “désactivé” : son camion n’était “pas censé avoir bougé”.

Vitor XXX avait ainsi fait “15 km environ” pour “mettre du gasoil” à la station-service Intermarché ; il en avait eu pour “1.088 €”, a-t-il été détaillé lors de son procès. Mais “une femme” au volant d’un Opel Zafira “qui appartient au prévenu” avait alors été vue, sur les images de vidéosurveillance de la station-essence, en train de “prendre contact” avec le “camionneur”. “Accompagnée par un enfant mineur”, elle avait ensuite récupéré “des bidons d’essence”, s’était “servie en carburant” puis les avait mis “à l’arrière de son véhicule”.

IL ETAIT POURTANT “EN BRETAGNE” AU MOMENT DES FAITS

Le groupe Mousset / Jetransporte.com – qui se présente comme le “leader du transport en cour de ferme” et qui est la maison-mère d’Avilog – s’était par la suite aperçu qu’un autre plein de “600 litres” pour “784,18 €” avait été fait un autre jour, avant un complément de “232 litres” pour “304 €”. Or le véhicule était “celui utilisé par le mis en cause dans la société”.

Devant les gendarmes, Vitor XXX s’était “reconnu” sur les images extraites de la vidéosurveillance mais avait tenté de convaincre les militaires qu’ils faisaient erreur : il était “en Bretagne” au moment des faits. Il lui était par ailleurs “déjà arrivé” de “remplir des bidons” d’essence de cette façon mais toujours “en payant avec sa propre carte bancaire”.

D’un point de vue judiciaire, cet homme “en couple” avait déjà deux mentions à son casier judiciaire, mais elles étaient suffisamment anciennes pour être “réhabilitées de plein droit” a noté la présidente du tribunal correctionnel de Nantes. Elles avaient par ailleurs été prononcées pour des infractions qui n’étaient “pas similaires” à celles jugées ce jeudi 9 avril 2026,.

Le procureur de la République s’en était “rapporté” à l’appréciation du tribunal pour les seconds faits mais avait requis la condamnation de Vitor XXX pour les premiers : sa défense est “très peu convaincante” puisqu’il “ne justifie pas” avoir été en Bretagne à ce moment-là. Le magistrat du parquet avait en conséquence demandé quatre mois de prison avec sursis. Le tribunal correctionnel de Nantes s’est finalement contenté de trois mois de prison avec sursis et a relaxé le prévenu pour les autres faits./GF

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