CHU d’Angers : un accord met fin à trois mois de grève aux urgences

23/04/2026
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Urgences Adultes CHU Angers
Crédit CHU Angers – Jouannet_Catherine / Urgences Adultes CHU Angers

Après plus de trois mois de mobilisation, un protocole d’accord de sortie de grève a été signé ce jeudi 23 avril 2026 entre la direction du Centre Hospitalier Universitaire d’Angers et les représentants des personnels des urgences adultes et psychiatriques. Le mouvement, engagé depuis le 19 janvier, portait notamment sur le manque de lits d’aval et le renfort des équipes.

Un compromis après huit réunions de négociation

« Après 8 réunions de négociation et des échanges complémentaires ces derniers jours, la Direction et les professionnels du SAU adultes et UPSY se sont entendus sur les demandes formulées », indique la direction dans un communiqué.

Le protocole, signé avec les syndicats Force ouvrière et SUD Santé sociaux, acte plusieurs engagements visant à « ajuster les effectifs en fonction de l’activité » dans un contexte de fortes tensions hospitalières en ce début d’année 2026.

Des renforts humains en période de tension

Parmi les principales mesures, la direction s’engage à renforcer les équipes en fonction des pics d’activité. Aux urgences adultes (SAU), un aide-soignant et un infirmier diplômé d’État seront mobilisés pendant quatre mois sur la période hivernale. Côté psychiatrie, un renfort d’aide-soignant en journée est prévu « sur les périodes de fortes tensions ».

Une étude de faisabilité sera également menée en 2027 pour envisager la création d’une unité de tension hospitalière dédiée.

Sécurité et conditions d’accueil améliorées

Certaines revendications avaient déjà été partiellement satisfaites ces dernières semaines. La direction souligne ainsi que « la présence de l’agent de sécurité devient systématique chaque nuit entre 20h30 et 4h30 » face aux incivilités.

Des améliorations ont aussi été apportées sur la logistique et la prise en charge des patients : renforcement du nettoyage, meilleure organisation des collations et appui logistique en période de forte affluence.

Les syndicats revendiquent « des avancées concrètes »

Du côté des syndicats FO et SUD, on insiste sur le rôle déterminant de la mobilisation. « La grève et la détermination de nos collègues des urgences ont permis des avancées concrètes », écrivent-ils dans leur communiqué.

Ils détaillent notamment « la création de 3 équivalents temps plein aides-soignants » pour la prise en charge psychiatrique et la mise en place d’un plan « hôpital en tension » avec des renforts activés selon des seuils d’activité.

Les organisations syndicales rappellent toutefois que « la question de la réouverture des lits nécessaires aux besoins de santé de la population reste le sujet central ».

Un mouvement suspendu, mais sous vigilance

Les professionnels se sont engagés à lever le préavis de grève. Un suivi des engagements est prévu, avec une prochaine réunion annoncée à l’automne.

« La qualité et la continuité des échanges traduisent une volonté partagée de trouver des réponses pragmatiques et concertées au service des hospitaliers et des patients », souligne la direction.

Mais les syndicats préviennent : les équipes resteront « très attentives » à la mise en œuvre des mesures et « n’excluent pas de se réunir à nouveau » si nécessaire.

Une activité toujours soutenue aux urgences

L’activité reste élevée au sein des urgences adultes, avec en moyenne 160 patients pris en charge chaque jour en mars. Les équipes comptent actuellement 18 infirmiers et 16 aides-soignants.

Ouverte en juillet 2024, l’unité psychiatrique des urgences (UPSY) constitue un appui important, avec une présence médicale et infirmière spécialisée 24h/24 pour répondre aux situations les plus complexes.

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